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Renouvellement des générations : C’est parti pour le mois de l’installation en agriculture

Décliné sur le thème de l’innovation, le mois de l’installation en agriculture initié mardi 7 février ambitionne de susciter des vocations.

De gauche à droite : Emmanuel Ferrand, agriculteur et conseiller régional, Pierre-Jean Chedru, jeune agriculteur de l’Allier et Frédéric Lacoste, agriculteur dans le Cantal, co-responsable du dossier renouvellement des générations aux JA Auvergne-Rhône-Alpes.
De gauche à droite : Emmanuel Ferrand, agriculteur et conseiller régional, Pierre-Jean Chedru, jeune agriculteur de l’Allier et Frédéric Lacoste, agriculteur dans le Cantal, co-responsable du dossier renouvellement des générations aux JA Auvergne-Rhône-Alpes.
© SC

2 400 départs en retraite d’agriculteurs pour quelques 1 600 installations dont 1 200 installations de jeunes. C’est en moyenne le ratio qui rythme le volet social de l’activité agricole en Auvergne-Rhône-Alpes, chaque an-née, depuis 2010. Autant dire que le compte n’y est pas, et que le renouvellement des générations ne s’opère pas à 100%. «Le défi que nous devons relever dans les dix ans à venir, c’est bien d’attirer des jeunes vers l’agriculture, leur donner envie de choisir un métier où ils pourront s’épanouir, et mener une vie sociale comme tout un chacun», suggère Gilbert Guignand, président de la Chambre d’agriculture d’Auvergne-Rhône-Alpes. Pour susciter des vocations, la chambre consulaire a lancé, en début de semaine, la semaine de l’installation. Un temps fort, organisé en partenariat avec les Jeunes agriculteurs, la DRAAF et le Conseil régional, qui se matérialisera par quelques temps forts dans les départements.


Innovations

Cette année, cet évènement a été placé sous le signe de l’innovation. «Nous souhaitons mettre à l’honneur les dispositifs novateurs visant à faciliter l’installation ; et d’autre part les innovations dans les conditions de travail, la performance environnementale des exploitations, les modes de production, de transformation et de commercialisation», poursuit le président de la chambre régionale. Pour donner envie aux jeunes de s’installer, tous les moyens sont bons, y compris les plus audacieux, comme le concept de Farm Dating, testé par la Chambre d’agriculture de la Loire récemment. Le principe : un candidat à l’installation et un agriculteur en quête d’associé ou de repreneur ont dix minutes pour «matcher». Pendant deux heures, les rendez-vous express s’enchaînent pour mieux décupler les possibilités. De nouveaux modèles sont également à envisager en matière de financement, via les plateformes participatives comme Miimosa ou encore Labeliance.


La DJA moyenne quasiment multipliée par deux

«À la veille du départ en retraite d’un agriculteur sur deux, nous avons un défi majeur à relever : pouvoir accompagner toute sorte d’agriculteurs qui partagent l’ambition de pouvoir vivre de leur métier», souligne Raymond Vial, agriculteur dans la Loire, Conseiller régional et responsable du dossier installation à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Sur les aides à l’installation, la vice-présidente du Conseil régional en charge de l’agriculture, Emilie Bonnivard et le directeur de la DRAAF se sont voulus optimistes. «On va passer d’une Dotation jeunes agriculteurs (DJA) moyenne de 24 000 euros à 40 000 euros», se félicite Emilie Bonnivard. La nouvelle DJA, dont les critères ont été revus, devrait être opérationnelle à compter du 1er juin 2017.


Pari ambitieux

«Nous visons 800 installations aidées par an en Auvergne-Rhône-Alpes», précise Sébastien Mazallon, agriculteur dans le Rhône et responsable du dossier renouvellement des générations. Le pari est ambitieux puisque 633 installations ont bénéficié des aides en 2016. Le réseau JA parie sur une conjoncture plus favorable, un meilleur rodage du dispositif par l’administration et une attractivité retrouvée de la DJA en zone de plaine.Prochain challenge pour les élus et les responsables professionnels : imaginer un dispositif pour ne pas laisser sur le bord du chemin ceux qui voudraient s’installer mais qui ont plus de quarante ans. Un âge où en 2017, on est résolument encore jeune…

Sophie Chatenet

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