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Renouveler les générations d’éleveurs et relancer la production porcine

En 2016, le Gepva a créé la SAS Porcs Velay Auvergne pour exploiter la porcherie d’un adhérent qui a cessé son activité. Bilan d’activité de la coopérative et de sa filiale.

Laurent Duplomb et Dominique Chalendard, le 7 avril à Coubon.
Laurent Duplomb et Dominique Chalendard, le 7 avril à Coubon.
© HLP

L’assemblée générale du Gepva, le 7 avril à Coubon sur le site d’XR Repro, était un peu particulière cette année, puisque lors de ce rendez-vous annuel la coopérative a dressé le bilan d’activité de sa jeune filiale créée en mars 2016 : la SAS Porcs Velay Auvergne (PVA).

Reprise d’une porcherie à Mazeyrat d’Allier
La société PVA est née de la reprise d’une porcherie à Mazeyrat d’Allier dont l’activité risquait d’être perdue pour l’abattoir de l’agglomération du Puy.
Sensible au devenir de cette porcherie, la Chambre d’agriculture et la Communauté d’agglomération du Puy ont apporté leur soutien pour aider le Gepva à acquérir ce site. La SAS est approvisionnée en porcelets de 8kg (320 animaux toutes les 3 semaines) par le Gepva. Une fois engraissés, les porcs charcutiers sont commercialisés par le Gepva. «Les résultats de ce premier exercice sont satisfaisants. Sur les 320 porcelets introduits dans la porcherie de Mazeyrat, seuls 220 sont engraissés jusqu’au stade de l’abattage en raison d’un manque de capacité, 100 sont vendus en cours d’engraissement. La SAS entend à présent accroître ses capacités d’élevage dans le but de produire 1700  à 2000 porcs charcutiers supplémentaires» a signalé Dominique Chalendard, président du Gepva.
À travers cette contribution, le  président de la Chambre d’agriculture, Laurent Duplomb, a confié sa volonté «de travailler dans l’intérêt général de l’agriculture départementale et de conforter l’un des éléments structurants de notre agriculture».
Le Gepva se trouve face à un défi : celui du renouvellement des générations d’éleveurs de porcs. «À l’avenir, d’ici 5 à 10 ans, le gros défi du Gepva sera d’arriver à renouveler les générations d’éleveurs. Notre coopérative devra innover et s’impliquer économiquement pour accompagner les repreneurs. Il est nécessaire dès aujourd’hui de lancer cette réflexion en lien avec nos partenaires» signale Dominique Chalendard.
Pour répondre entre autre à cette problématique, Laurent Du-plomb a souligné la nécessité de lancer une vaste réflexion pour relancer la filière porcine en Haute-Loire en y associant le Département, la Région et les entreprises d’aliments. Objectif : «établir une feuille de route pour les 6 ans à venir car l’avenir de l’agriculture sans le porc n’est pas entendable».
La Chambre d’agriculture entend aussi contrer les lobbying défavorables au métier d’agriculteur.  Bernard Lépinay, animateur de l’Urpal, a livré son analyse sur la perception et les attentes de la société à l’égard de l’élevage.
Dans un second temps, c’était au tour du Gepva de dresser le bilan de ses activités pour 2016. La coopérative a commercalisé 30 549 animaux contre 29 907 en 2015, une progression que Dominique Chalendard explique par une hausse de la productivité des élevages.
Le nombre de porcs charcutiers vendus par la coopérative a diminué (de 5 306 en 2015 à 3948 en 2016) en raison de la réduction des apports de deux adhérents. «On peut raisonnablement espérer une stabilisation de notre activité à ce niveau pour les 5 ans à venir compte tenu de la pyramide des âges de nos adhérents» a indiqué le président du Gepva.

Amélioration de la conjoncture
La coopérative a bénéficié de l’amélioration de la conjoncture constatée à partir du deuxième semestre 2016. «Elle a permis une nette amélioration de la marge commerciale du Gepva tout en améliorant la valorisation des porcs collectés auprès de nos adhérents. Notre coopérative a également pu constituer un fond de réserve destiné à autofinancer une partie des travaux prévus sur le site de Mazeyrat d’Allier» indique le président Chalendard.
Quant à la création de la filiale SAS PVA, toujours selon le président, elle «permet à la coopérative de maintenir son niveau d’activité sur un marché valorisant (porc de Haute-Loire à destination de la boucherie traditionnelle) sur l’abattoir de Polignac».
Le Gepva, qui rassemble 36 adhérénts, envisage désormais l’avenir avec sérénité tout en restant vigilant sur la technicité de ses élevages et sur les attentes de la société en matière d’élevage.

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