Aller au contenu principal

Relocaliser, une stratégie gagnante

La relocalisation des productions agricoles et alimentaires est en marche. On assiste aujourd’hui à un véritable mouvement de fond.

« Bon, sain, solidaire » : le slogan de la marque Alt.1886 est en accord avec les attentes des consommateurs.
« Bon, sain, solidaire » : le slogan de la marque Alt.1886 est en accord avec les attentes des consommateurs.
© DR

« La question de l’ancrage territorial des productions agricoles et alimentaires est ancienne. Ce qui est nouveau, c’est que l’on cherche aujourd’hui à relocaliser pour assurer un approvisionnement local », explique Laurent Trognon, enseignant-chercheur en sciences de gestion à AgroParisTech. Ce dernier a collaboré au projet de recherche sur les systèmes alimentaires du milieu, dits Syam, coordonné par la chambre d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes et l’Isara (école d’ingénieurs en agriculture). Pour lui, les premières démarches remontent aux travaux réalisés par des chercheurs de l’Inra et de l’Inao, entre autres, « sur les notions de terroir et de typicité, afin de défendre les indications géographiques ». « Pendant très longtemps, la relocalisation a été l’apanage des signes de qualité », poursuit Laurent Joyet, en charge des filières alimentaires de proximité et territorialisées à la chambre d’agriculture Aura et référent Syam. Vers le début des années 2000, on a vu se développer les productions bio et la vente de produits locaux en circuits courts. Et depuis les années 2010, « la relocalisation de la production agricole et alimentaire explose, à la faveur des collectivités locales et du marketing territorial, la marque territoriale alimentaire étant considérée comme un levier de dynamique économique dans les territoires », explique le chargé de mission. La marque de la Région Aura, « La Région du goût », en témoigne : « elle est sollicitée par des distributeurs comme Carrefour, Auchan et Casino, qui, pendant de nombreuses années avaient concentré à l’excès leur approvisionnement et qui, aujourd’hui, cherchent à retrouver un approvisionnement local ».

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière