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Redresser la barre des revenus dans toutes les fermes

 La FDSEA de l’Aveyron a accueilli les 5 et 6 juillet, le conseil d’administration décentralisé de la FNSEA. À cette occasion, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a répondu à nos questions.

© Eva DZ

Pourquoi un conseil décentralisé ? Quels sont les enjeux ?
Chaque année, la FNSEA a pris l’habitude d’organiser son conseil d’administration de juillet hors de Paris, sur deux jours.
Cette année, il revêt un caractère tout particulier puisqu’il réunit une équipe fortement renouvelée après les élections d’avril. 42 % de nos élus sont nouveaux. Ces deux jours nous permettent de mieux nous connaître, de souder une équipe pour développer l’envie d’avancer ensemble en toute sincérité et dans le respect mutuel. Une attitude indispensable dans un contexte bouleversé avec beaucoup de problématiques à gérer et d’enjeux pour l’agriculture de notre pays.

Quel en a été le sujet ?
Nous avons abordé nombre de points d’actualité. Nous menons un travail prospectif autour des futurs États généraux de l’alimentation et de la façon dont nous allons les aborder. Un chantier qui s’échelonne de juillet à novembre. Nous avons aussi échangé sur les prochaines élections aux chambres d’agriculture, là aussi un rendez-vous avec de gros enjeux. Et bien sûr nous avons découvert le département qui nous accueille, à travers notamment la visite d’une exploitation en double production : le lait de brebis pour le Roquefort et le Veau d’Aveyron et du Ségala, chez la famille Gaubert à Alrance.

Un nouveau gouvernement est en place, de même qu’un nouveau ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et de la forêt. Quelles sont les priorités de la FNSEA dans ce nouveau contexte ?
La FNSEA a rédigé 13 propositions pour les 200 premiers jours de sa gouvernance. Ces propositions ont été présentées au Salon de l’agriculture à Paris, aux candidats aux primaires puis à la présidentielle et aux législatives. Actuellement nous rencontrons de nouveau tous les élus.
Notre objectif est clair : redresser la barre des revenus, redonner confiance en l’avenir et donner les moyens de moderniser et d’investir dans nos fermes. Certaines de nos propositions ont d’ailleurs été reprises par le Président Emmanuel Macron dont les états généraux de l’alimentation.
Aujourd’hui l’agriculture est victime du dogme du prix bas où l’alimentation est la moins chère possible. Or les agriculteurs doivent produire plus et mieux mais sans le revenu qui suit ! Notre gain de productivité est confisqué par les transformateurs et les distributeurs. La question du prix aujourd’hui est aussi celle de l’avenir de l’agriculture dans nos territoires.
Nous avons amélioré tous les indicateurs pour tenir mais nous ne pouvons pas avoir des vaches de plus de 10 000 kg ni des rendements de 150 quintaux ! Les arbres ne montent pas plus haut que le ciel ! La revalorisation des prix de nos produits est une obligation. Dans la guerre fratricide à laquelle se livre la distribution, qui nivelle vers le bas, nous avons perdu en un an, un milliard de valeur en achetant moins cher nos produits et en les vendant moins cher !

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1418, du 13 juillet 2017, en page 8.

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