Aller au contenu principal

Récupération des eaux pluviales : une formation et des subventions

Ce 7 décembre, l'Astaf-Safer et la chambre d'agriculture de Lozère organisaient une formation sur le thème de la récupération des eaux pluviales agricoles.

Ce 7 décembre, l'Astaf-Safer et la chambre d'agriculture de Lozère organisaient une formation sur le thème de la récupération des eaux pluviales agricoles.
Ce 7 décembre, l'Astaf-Safer et la chambre d'agriculture de Lozère organisaient une formation sur le thème de la récupération des eaux pluviales agricoles.
© GS

C'en est fini de passer entre les gouttes. Depuis dix ans, le Gaec des Boulaines, sur la commune de Gabrias, a trouvé une solution pour parer au manque d'eau chronique. Sur cette exploitation de 70 vaches laitières, en bio depuis 2018, Sébastien Durand avait depuis 2006 déjà l'idée de récupérer la rare pluie qui tombe sur les toitures. « Les économies d'eau, ça a toujours été son truc » confirme sa femme Virginie Durand, seconde associée du Gaec. C'est qu'ici, sur les pentes au sud de Marvejols, « il ne pleut pas, ou presque » constate le maire de Gabrias, Bernard Rousset. Le secteur affiche la seconde plus faible pluviométrie du département, juste après Grandrieu. Alors en 2010, l'Astaf-Safer lance une expérimentation sur trois sites pilotes, dont le Gaec des Boulaines. Le procédé est assez simple : « des chenaux tout autour des bâtiments, reliés via une canalisation souterraine à une citerne enterrée » schématise Sébastien Durand. L'eau arrive dans un bac de décantation qui fait office de filtre avant de rejoindre la citerne elle-même. Une pompe permet ensuite de puiser selon les nécessités dans les ressources. Bien que plus coûteuse, le Gaec a choisi l'option d'une fosse en béton d'un volume de 150 mètres cubes, de quoi abreuver le cheptel pour quinze jours. Une option décidée « à partir d'un ratio d'un mètre cube de stockage pour dix mètres carrés de toiture » précise Philippe Boulet, de l'Astaf-SAFER.

En pratique

Le plan national France relance prévoit dans son volet sécheresse une aide aux agroéquipements nécessaires à l'adaptation au changement climatique, dont font partie les installations de récupération d'eaux pluviales. Le guichet FranceAgriMer a été ouvert ce 13 décembre et permet, pour des projets de 2 000 à 40 000 euros HT (en individuel), une aide de 30 %, majorée de 10 % pour les jeunes agriculteurs. Plus d'information au numéro dédié : 01 73 30 20 99 ou sur https://www.franceagrimer.fr. Par ailleurs, ces projets de récupérations d'eaux pluviales peuvent aussi s'intégrer dans les investissements de modernisation des élevages (mesure 411) du plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles. Pour plus d'information, contacter la chambre d'agriculture au 04 66 65 62 00.

Les plus lus

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

une femme et un homme assis sur un mur
Gîtes et chambres d’hôte : Valoriser sa ferme et créer du lien

Dans le cadre de son installation, Floriane Varenne se lance dans l’accueil touristique avec son mari Jonas, tous les deux…

Nathalie Mallot, directrice de la FNSEA 03, et Laurent Thivat, vice-président de la FNSEA 03.
Tour de France : les agriculteurs de l’Allier mettent l’agriculture à l’honneur à Saulcet

À l’occasion du passage du Tour de France 2026 dans l’Allier, les agriculteurs et les viticulteurs réaliseront une fresque…

La Dotation Jeune Agriculteur - DJA : un soutien indispensable pour préparer l'agriculture de demain

Après plus de 50 ans d'existence, la DJA continue d'être un soutien indispensable pour les jeunes qui s'installent. 

Race salers : “La situation n’est pas dramatique, mais il faut qu’on se bouge collectivement”

Confrontée à l’érosion de ses effectifs, la race salers doit réagir. Le Herd-book salers fixe le cap : davantage de pur,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière