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Covid-19
Reconfinement et activité agricole

 Le point sur les mesures mises en place par le gouvernement le 29 octobre dernier et leurs impacts sur l'activité professionnelle des agriculteurs.

Bâtiment d'élevage
Depuis le 29 octobre, la France est entrée dans une nouvelle phase de confinement.
© HLP

Pour faire face au développement galopant de la Covid-19 en France, le 29 octobre, le gouvernement a annoncé un reconfinement de la population. Moins contraignant que le premier confinement en mars dernier, il s'accompagne toutefois de contraintes restrictives à appliquer.
Le 29 octobre, le premier ministre Jean Castex a annoncé un reconfinement adapté à l'activité économique et à l'école. Si les déplacements de chacun sont désormais limités à une heure par jour et dans un rayon d'un kilomètre autour de son domicile, il n'est donc pas possible de "voyager sur le territoire national", mais également de se rendre chez des amis, dans la famille. Ces interdictions remettent à l'ordre du jour les attestations dérogatoires qui seront donc nécessaires pour "toute sortie".
Si les restrictions sont importantes dans le domaine privé, à l'heure où nous bouclons notre journal, le gouvernement se montre plus souple qu'en mars dernier concernant l'exercice de l'activité professionnelle, même si le télétravail doit être la règle lorsque c'est possible. Comme en mars dernier, les agriculteurs continueront de travailler sur leur exploitation mais lorsqu'ils seront amenés à se déplacer, ils devront présenter une attestation dérogatoire (voir attestation à découper en page 05).


Les marchés restent autorisés
Le gouvernement autorise par ailleurs la tenue des marchés alimentaires ouverts ou couverts. En revanche, les bars et les restaurants resteront fermés, ce qui finira malheureusement par impacter les filères agricoles. Pour limiter cet impact, la FNSEA a lancé un appel solennel (adressé aux consommateurs, aux collectivités locales et aux distributeurs) à privilégier une " alimentation d’origine France et de proximité ". Cet incitation à se tourner vers une alimentation locale va entièrement dans le sens de l'initiative "Croquez la Haute-Loire" lancée en avril dernier par 4 OPA du département, la FDSEA, les JA, le comité de promotion des produits agricoles et la Chambre d’agriculture.
Le chef du gouvernement a par ailleurs annoncé 15 milliards d'euros d'aides (Fonds de solidarité, activité partielle, exonérations de cotisations sociales, prise en charges de loyers d'entreprises) pour venir en aide aux entreprises.
Suite à l'annonce d'un reconfinement, la FNSEA a rappelé l’extrême importance de préserver les conditions de production de la " deuxième ligne de front " qui a la charge de nourrir la population. Les agriculteurs, mais aussi leurs fournisseurs de l’amont et leurs clients de l’aval, vont démultiplier leurs efforts pour permettre à la chaine alimentaire de fonctionner correctement et éviter ainsi toute rupture d’approvisionnement. Il est nécessaire de leur donner l’assurance qu’ils pourront exercer leur activité dans les conditions " les plus normales possible ". la FNSEA salue la décision du Gouvernement de maintenir, sous conditions d’application stricte des gestes barrières, l’ouverture des marchés " couverts ou de plein vent " sur la période du confinement.
 

 

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