Aller au contenu principal

Réaliser son bilan fourrager

En parallèle aux analyses de fourrages, la Chambre d’agriculture de la Creuse a élaboré un outil permettant de réaliser un bilan fourrager pour adapter au mieux les rations des animaux.

 

Affiche de l'opération bilan fourrager
© CDA 23

Cette année 2024 a encore été particulière en termes de récoltes de fourrages et de céréales.

Les premières analyses de fourrages montrent des résultats assez hétérogènes mais globalement avec une qualité en baisse.

Il a été en effet difficile de trouver un bon créneau pour réaliser les fauches dans de bonnes conditions, le bon stade pour avoir de la qualité ayant souvent été dépassé.

Pour les céréales, les quantités récoltées ont été inférieures aux années précédentes et la qualité n’est pas au rendez-vous non plus, avec des poids spécifiques en baisse.

Les ensilages de maïs ont aussi été laborieux avec des maïs qui ne sont pas forcément arrivés à maturité car semés tardivement.

De plus, le vent ayant couché une partie des plants, la récolte a été compliquée, avec du gaspillage au champ et des qualités de fourrage pouvant encore être dégradées lors de la conservation, par la présence de terre et/ou de moisissures sur les maïs.

Dans ce contexte, il est d’autant plus important de réaliser un bilan fourrager et des analyses de fourrages pour adapter au mieux les rations de ses animaux.

Cela permettra aussi d’anticiper d’éventuels achats avant la fin de l’hiver.

Un outil à la disposition des éleveurs

La Chambre d’agriculture a mis à la disposition des éleveurs un outil permettant de réaliser son bilan fourrager et d’ajuster au mieux les rations des animaux.

Cet outil est téléchargeable sur le site Internet de la Chambre d’agriculture dans l’onglet « Actus fourrages » de la page « Production fourragère ».

Les analyses de fourrages

Dans ce contexte, il est également, plus que jamais, nécessaire de bien connaître la valeur de ses fourrages.

Chaque fin d’année, la Chambre d’agriculture de la Creuse propose de réaliser des analyses.

D’un fourrage à l’autre, les valeurs alimentaires peuvent varier énormément et il est important de connaître ces valeurs alimentaires afin de caler au mieux les rations hivernales, de valoriser de façon optimum les fourrages produits sur l’exploitation mais aussi de diminuer au maximum les achats de concentrés.

Cette année deux demi-journées d’analyses ont été programmées, le mardi 5 novembre 2024 et le jeudi 5 décembre 2024.

Dans chaque GDA, des permanences sont réalisées afin de réceptionner les échantillons. Il est aussi possible aux éleveurs de faire passer les échantillons à leur technicien lors d’une visite à la ferme.

Les échantillons sont analysés via la méthode infrarouge AgriNIR, ce qui présente les avantages cumulés d’un coût réduit (23 €HT) et d’une disponibilité immédiate des résultats.

Sont « analysables » par méthode Agrinir :

  • Les foins
  • Ensilage d’herbe
  • Ensilage de maïs fermenté
  • Enrubannage d’herbe
  • Méteil immature (enrubanné ou ensilé)

Ne sont « pas analysables » par méthode Agrinir :

  • L’herbe verte
  • Les sorghos
  • Méteil immature vert
  • Les rations complètes

Comment constituer l’échantillon ?

Pour les bottes : prélever une poignée sur 4 couches, ensacher dans un sac de congélation.

Pour les ensilages : prélever plusieurs poignées sur plusieurs niveaux du front d’attaque.

Ne ratez pas la prochaine date de permanence de collecte des échantillons 2024 dans votre GDA : le mercredi 4 décembre 2024.

Pour toute information complémentaire : Alexis Desarmenien, Conseiller herbe & Fourrages : 07 71 07 88 95

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière