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Ratoune et Surprise ont décroché leur place au Sommet

En Haute-Loire, Ratoune et Surprise, deux montbéliardes du Gaec Floraline se préparent à participer au concours le 2 octobre à Cournon. Rencontre avec de jeunes éleveurs passionnés de concours et de génétique.

 

 Alexis, Linda et Florian en compagnie de leurs deux montbéliardes sélectionnées pour le concours.
Alexis, Linda et Florian en compagnie de leurs deux montbéliardes sélectionnées pour le concours.
© © HLP

À Monlet, la famille Malhomme est en effervescence ; mercredi 2 octobre, deux vaches de leur troupeau défileront à Cournon sur le ring du concours montbéliard. Un joli défi pour les associés du Gaec Floraline, les deux frères Alexis et Florian et leur maman Linda.

Passion familiale

L'élevage et la génétique les passionnent ; une passion familiale héritée de leur papa Christophe et de leur grand-père... Tous les trois s'occupent d'un cheptel de 70 montbéliardes et 70 génisses sur 140 ha et produisent 530 000 L de lait livrés à Sodiaal. Mais l'exploitation n'a pas fini d'évoluer ! Avec l'installation récente de Florian, 21 ans, le cheptel va passer à 100 laitières à la traite, et leur stabulation est sur le point d'être agrandie. 

Mais pour l'instant, toutes les pensées des frères Malhomme sont pour Cournon... Depuis vendredi dernier, lors du passage de la commission de tri de Montbéliarde Haute-Loire sur leur exploitation, ils connaissent le nom de leurs deux candidates ; Ratoune (2e lactation - section jeune) et Surprise (en 1ère lactation - section espoir) sont des habituées des concours ; la première a déjà fait Cournon et un comice local, la deuxième a participé au Show Open de St Étienne en 2022. "Donc pas besoin de les dresser" indiquent les deux frères qui ont débuté un programme intensif pour ces deux vaches. "On les promène au licol avec une musique un peu intense pour les habituer et on les tond régulièrement" explique Florian, qui présentera les deux vaches lors du concours. Et le travail s'intensifiera au Sommet de l'élevage, lors de la préparation des candidates. "On les lave au savon, puis une heure avant le passage sur le ring, on fait briller leur mamelle, et on met de la laque sur leur queue. Il faut aussi procéder à la traite au bon moment, de manière à obtenir une belle mamelle, et on dose l'alimentation pour que leur panse soit bien remplie" explique Alexis. "Dès la veille du concours, on sent le stress monter. Et puis l'adrénaline grimpe lorsque l'on approche du ring et quand les classements sont annoncés" ajoute Florian. Ce 2 octobre, leur maman Linda, sera à leur côté pour les encourager ; car les concours c'est aussi une affaire de famille ! Exceptionnellement, un agent de remplacement assurera le travail quotidien sur la ferme.

Dans l'ambiance "Sommet"

Ratoune et Surprise ont été choisies pour leurs qualités de race : "elles ont une belle robe rouge, une bonne morphologie (rectitude du dos, bassin ouvert...), des pattes solides et une bonne mamelle pour produire du lait" indiquent les jeunes éleveurs. Mercredi, elles se mesureront aux plus belles montbéliardes de la Région et du Massif-central. Souhaitons qu'elles plaisent au jury et au public et qu'elles repartent avec un beau classement.

Outre les médailles et performances au concours, les Malhomme aiment se rendre chaque année au Sommet de l'élevage, pour l'ambiance qui règne dans les allées du salon, mais aussi pour assister à d'autres concours et pour les rencontres entre éleveurs. "On a beaucoup appris en allant à Cournon, notamment pour la préparation des vaches car tout le monde s'entraide".

Malgré les épidémies de FCO et de MHE qui sévissent un peu partout en France, les Malhomme ont tenu à présenter des animaux en concours. "Notre cheptel n'a quasiment pas été touché par la FCO-8. Seules nos génisses etaient dehors et nous les avons désinsectisées régulièrement. Quant aux laitières, elles ne sortent pas. Et puis, nous sommes rassurés car toutes les vaches qui se rendent au Sommet subissent des tests PCR pour la MHE et la FCO. En plus les vaches sont lavées et désinsectisées" soulignent-ils.

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