Aller au contenu principal

Qu’on se le dise : l’agriculture recrute !

Grande région oblige, la semaine des métiers de l’agriculture a dépassé ses traditionnelles frontières limousines pour attirer de futurs professionnels.

Job-dating efficace dans le cadre de la Semaine des métiers de l’agriculture.
Job-dating efficace dans le cadre de la Semaine des métiers de l’agriculture.
© DC

Chantal est demandeuse d’emploi en reconversion, intéressée par les végétaux. La semaine des métiers de l’agriculture, en étape à La Souterraine, était une bonne occasion d’obtenir des renseignements. « J’avais quelques pistes que j’ai pu peaufiner. Je suis venue voir les formations qui existaient et leurs débouchés ». À Aubusson, c’est un profil atypique qui s’est présenté. Un agriculteur en activité était en quête de quelques heures de remplacement par semaine pour compléter ses revenus.
Depuis 12 ans, l’Arefa Nouvelle-Aquitaine (Association régionale pour l’emploi et la formation agricole), relayée en Creuse par le Guichet unique emploi agricole (FDSEA 23), assure la promotion des métiers agricoles grâce à cette manifestation qui, pour la première fois, s’est adaptée aux nouvelles frontières régionales. 25 actions ont été proposées durant la semaine du 13 au 17 mars en région.
À La Souterraine et Aubusson, les demandeurs d’emploi avaient rendez-vous avec les acteurs de la filière pour s’informer. Anne-Marie Lalande, responsable d’équipe à Pôle emploi Aubusson, a identifié trois types de demandes d’information : « La recherche d’emploi salarié, le besoin de formation et un projet de création d’entreprise ». La nouvelle formule d’un vis-à-vis entre les professionnels et les demandeurs d’emploi a trouvé sa pertinence avec des entretiens assez longs, signe d’un intérêt des visiteurs. D’ailleurs, la présence pour la première fois cette année du Point info installation a permis de compléter le dispositif.
Un autre public était ciblé, celui des jeunes en voie d’orientation ou les collégiens (voir ci-dessous). Les opportunités d’emploi existent donc dans le secteur agricole, malgré une crise qui pourrait laisser croire le contraire. Certaines offres peinent à trouver preneur, comme on peut le constater sur le site internet Bourse de l’emploi1. En Limousin, de nombreuses demandes concernent logiquement les bovins viande et l’élevage bovins lait. Pour cette dernière production, les exploitations éprouvent de grandes difficultés à trouver des salariés qualifiés. Si le domaine des espaces verts est saturé, en revanche, des professionnels très spécialisés comme les élagueurs-grimpeurs sont recherchés.

Opération séduction
Les métiers agricoles ont besoin de travailler leur image pour attirer des salariés ou des repreneurs. Cette action était aussi l’occasion de casser les clichés et de véhiculer une image plus positive, plus en adéquation avec la réalité. Et les besoins se font plus pressants. Ainsi, le Service de remplacement de la Creuse enregistre de plus en plus de demandes des agriculteurs. L’organisme recherche toujours des personnels compétents pour assurer des remplacements dans les exploitations. L’activité du service creusois a bondi en 7 ans, passant de 3 500 journées de remplacement en 2009 à 5 200 en 2016 !
Cette initiative contribue à répondre à un enjeu de taille, assurer le renouvellement des générations. En Limousin, « parmi les 1 800 responsables d’exploitations âgés d’au moins 55 ans, 60 % déclarent ne pas savoir qui reprendra leur exploitation, ni ce qu’elle deviendra » a mesuré l’Arefa.

1. Offres d’emploi accessibles depuis le site www.anefa-emploi.org [retour]

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière