Aller au contenu principal

Qui sont les Infern’4L du Cantal ?

Dans un mois, Margaux Hythier et Hélia Chabanon, les deux amies de Trizac et Menet, seront au départ du 4L Trophy à bord de la R4 Berline du grand-père d’Hélia. 

Première étape pour Margaux et Hélia : Biarritz, avant de rejoindre l’Espagne puis le Maroc pour démarrer ce 4L Trophy 2025.
© DR

Entre Margaux et Hélia, c’est une amitié qui s’est nouée dès la classe de 6e et qui s’est renforcée par la suite sur les terrains de l’ORCR, le club de rugby riomois. Dans moins d’un mois, c’est sur un autre terrain que les deux jeunes femmes, toutes deux âgées de 22 ans, vont devoir se serrer les coudes et faire preuve d’une parfaite complémentarité. Un terrain inconnu pour l’une et l’autre : les dunes du Sahara marocain, à bord de leur 4L. Mais pas n’importe quelle Renault 4 : une 4L Berline de 1989, à bord de laquelle le grand-père d’Hélia, aujourd’hui décédé, venait chercher sa petite-fille à la sortie de l’école. Un souvenir cher à Hélia Chabanon qui a décidé voilà un peu plus d’un an de racheter cette voiture à forte valeur sentimentale. Et c’est en hommage à son aïeul que la jeune femme a entrepris de se lancer dans l’aventure du 4L Trophy, un défi que Margaux Hythier a accepté de partager avec elle quand bien même la Trizacoise confie n’avoir que des connaissances très floues de mécanique... “Mais je savais que ce rallye en 4L, ça tenait vraiment à cœur d’Hélia, alors j’ai dit oui !”, sourit Margaux.

Deux 4L en une

La décision prise, restait à donner à la 4L une nouvelle jeunesse et des ailes motorisées pour ce périple. Ce qui n’a pas été sans quelques surprises et difficultés, notamment avec un châssis hors service. Il a donc fallu récupérer un second modèle dont le châssis et le moteur ont été transplantés sur la caisse de la première afin de disposer d’une voiture complète et opérationnelle. C’est Hélia et son père Fabrice qui ont œuvré à cette “greffe” et remise sur pied pendant près de six mois en y consacrant pas mal de week-ends et jours de congés. “On a tout décaissé, refait le châssis, poncé et repeint toute la carrosserie”, liste Hélia, qui partage avec son père une complicité née d’une même passion pour la moto enduro. Et c’est au final une 4L très “girly”, toute rose, qui s’apprête à s’élancer de Biarritz avec plus de 1 000 autres équipages (dont deux autres du Nord-Cantal).

Une aventure humaine avant tout

Parallèlement, les deux coéquipières, par ailleurs collègues(1), ont créé une association Les Infern’4L du Cantal afin de démarcher des sponsors pour financer leur projet(2) et recueillir des dons de matériel scolaire et sportif à destination d’écoles marocaines via l’association Les Enfants du désert. “Beaucoup de petites 
entreprises et commerces locaux de Trizac, Menet (d’où est originaire Hélia), Riom-ès-Montagnes, Bort-les-Orgues et Ydes ont accepté de nous sponsoriser, tout comme l’ORCR, on les en remercie vivement tout comme notre entourage pour son soutien et en particulier le papa d’Hélia”, salue Margaux Hythier, qui se félicite pareillement de l’élan de générosité des enfants de l’école privée de Mauriac qui s’est traduit par trois gros sacs chargés de trousses, stylos, blocs de feuilles...

Beaucoup de petites entreprises et commerces de Trizac, Menet  Riom-ès-Montagnes, Bort-les-Orgues et Ydes ont accepté de nous sponsoriser"


“Ce qui nous motive, c’est en premier lieu de passer un bon moment entre copines, d’engranger de bons souvenirs, mais aussi de rencontrer d’autres équipages dans ce rallye où l’entraide prime ; c’est aussi de nous rendre compte des conditions de vie bien différentes, bien plus modestes des habitants des territoires que nous allons traverser, d’échanger avec eux...”, avancent les deux amies, qui vont mettre à profit les quelques week-ends à venir pour s’entraîner à la navigation et finir de préparer leur 4L. De l’appréhension ? Oui elles en ont : “On redoute surtout que la voiture tombe en panne, de tomber malade et de croiser la route d’araignées” du désert...  

(1) Margaux est laborantine à Lactalis (site de Riom-ès-Montagnes), où Hélia est apprentie en alternance.
(2) Qui avoisine les 10 000 € dont 3 600 € d’inscription au rallye-raid, mais également l’achat du véhicule, des pièces, du matériel de camping, l’essence, les péages...

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière