Aller au contenu principal

Sport auto
Qui sont ces lycéens qui vont courir comme des pros au Mans ?

La Mygale des lycées Monnet-Mermoz et Saint-Géraud tisse sa toile jusqu’au Mans : la voiture de course a bénéficié d’un relooking pensé par les étudiants. Direction maintenant Le Mans, pour la compétition qui se tiendra du 10 au 12 mars.

Jeunes lycéens autour d'une formule 4
Le nouveau covering de la Mygale a été dévoilé vendredi 21 février. Les pilotes et mécaniciens prendront le départ du Mans le lundi 10 mars.
© M. Varnieu

Sur la grille de départ des “Lycées dans la course”, la Mygale cantalienne va avoir fière allure ! La voiture, une Formule Campus produite par Mygale, hébergée dans les garages aurillacois du lycée Monnet-Mermoz, mais qui appartient à la Ligue d’Auvergne automobile, va porter les couleurs rouge et blanche du département, après être passée entre les mains expertes de plusieurs intervenants. Et c’est vendredi 21 février, que tous les partenaires ont pu enfin soulever le drap immaculé qui la protégeait des regards indiscrets... 

Une Mygale new look 

Habituée de l’épreuve nationale, qui se déroule sur deux jours sur le circuit Maison blanche du Mans, la Mygale de 115 chevaux a fait l’objet de toutes les attentions pour être fin prête, en vue d’un départ qui sera donné le 10 mars. Déjà, il a fallu souscrire positivement aux entretiens techniques et aux réglages réalisés par les Bac pro Maintenance des véhicules option A voiture particulière.  

Puis direction l’entreprise Condamine, qui a repeint et (p)réparé la carrosserie de la voiture de course pour les élèves de Saint-Géraud, qui avaient réfléchi en amont à une nouvelle identité visuelle. 

Ce projet a impliqué trois classes : les terminales Bac pro AMA CVPM (artisanat et métiers d’art option communication visuelle plurimédia), le CAP 2 de signalétique et décor, et les BTS communication”,  Patricia Floric, une des professeurs mobilisés pour cette opération. 

Un travail en commun qui a abouti à une Mygale de 500 kg passant du rouge au blanc, mais sans oublier d’où elle vient, arborant le cartouche “Cantal Auvergne”. Ce partenariat entre un établissement public et un établissement privé est né d’une discussion, il y a un an entre Julien Lampre, professeur d’arts appliqués, et Gérard Breuil, enseignant à Monnet-Mermoz, qui cherchait à donner un second souffle à cette monoplace en réfléchissant à un nouveau covering. “Ça tombe bien, à Saint-Géraud, il y a toutes les formations pour faire ça !”, lui répond alors le jeune homme, qui voit là “une chance énorme”. 

S’engage alors un travail de plusieurs semaines pour respecter un planning “ultra-serré” et trouver “le” design qui fera mouche sur la Mygale. Encouragés par Julien Lampre, Manuel Couette et Fred Le Fahler, 38 élèves planchent sur une nouvelle identité visuelle. C’est finalement Julie Bakhouche qui verra son idée retenue par le jury de Monnet-Mermoz, avec un visuel qui emprunte le damier des drapeaux de course, les courbes du circuit et de la vitesse, et “des couleurs primaires pour que ce soit bien visible”, décrypte la jeune fille. 

Logo Cantal Auvergne

Quant au logo d’Amandine Soubiran, il sera arboré par les pilotes et les mécaniciens, reprenant le M de Monnet-Mermoz et des cornes de vache faisant penser à l’avant du véhicule. La pose minutieuse du covering a été assurée par les CAP 2 signalétique et décor, sous la supervision d’Emmanuel Blanquart et Jean-Jacques Maffre. Objectif : décrocher le trophée de la plus belle voiture (lire ci-contre). 

Vendredi 21 février, les deux pilotes de Monnet-Mermoz ont enfin pu découvrir leur nouveau bolide. Joé Delport - qui aura 17 ans une semaine avant de partir pour Le Mans - en compagnie de Simon Rouches. Il y a quelques mois, il a postulé pour piloter la Mygale. “Je fais un peu de karting, mais pas forcément de la compétition”, avoue le jeune homme. 

Une affaire "qui roule"

Après un entretien et un test grandeur nature sur le circuit de Pers, il est retenu par un jury composé d’enseignants, de membres de la Ligue d’Auvergne automobile et d’un ancien pilote de chez Peugeot. S’il ressent “de la fierté” de faire partie de cette aventure collégiale, il ne se met pas trop la pression, sachant qu’il ne pilotera la monoplace que le jour J, réaliser des essais s’étant révélé impossible au vu du timing. 

Quatre mécaniciens (Étienne Raoux, Axel Nedelec, Raphaël Cantournet et Louis Lachaux) ont également été retenus, en fonction de leur note et de leur comportement en cours.  Le premier jour est consacré à l’installation des équipes et aux vérifications des voitures et des tenues. Le lendemain, les élèves découvrent le parcours et prennent part à des ateliers pour s’entraîner, notamment en slalom. 

Et c’est seulement en J3 que les épreuves chronométrées se tiennent. Il va donc falloir patienter encore un peu... pour savoir ce que la Mygale a dans le ventre ! 

 

CHALLENGE : Depuis 2017, le lycée Monnet-Mermoz participe au challenge national “Les lycéens dans la course”, organisé par la Fédération française du sport automobile (FFSA) et les ligues régionales de sport automobile. Les 20 équipes participantes sont évaluées sur plusieurs critères  (challenge sportif, communication,  décoration du véhicule,  challenge des mécaniciens et résumé vidéo de la saison). Trois prix sont décernés : le prix de la plus belle voiture (obtenu en 2017), le prix de la plus belle progression que Monnet-Mermoz va remettre en jeu cette année, et le prix du meilleur pilote. 

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Les membres du conseil d'administration autour de Vincent Faure, président. Intervention d'Élisabeth Laugais sur le plan filière
Les éleveurs de chevaux de traits de Haute-Loire réunis pour faire le bilan de 2025

Vendredi dernier, à Chaspuzac, sous la houlette de leur président Vincent Faure, les adhérents de l’association des Éleveurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière