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Qui est Jean-Yves Bechler, le nouveau président de l'INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes ?

L'ex commissaire à l'aménagement et à la protection du Massif central, Jean-Yves Bechler vient d'être nommé à la tête du centre INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes. Son ambition : construire des ponts solides entre laboratoire et terrain.

Jean-Yves Bechler succède au poste de président de centre INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes à Emmanuel Hugo.
Jean-Yves Bechler succède au poste de président de centre INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes à Emmanuel Hugo.
© inrae

Jean-Yves Bechler est ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, spécialiste des politiques publiques d'aménagement du territoire et de transition environnementale

Jean-Yves Bechler : J'ai construit mon parcours au croisement de la science et des territoires. D'abord à la DDAF (direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt) de l’Yonne, puis à travers mes différentes missions, notamment à partir de 2010 en tant que commissaire à l'aménagement et à la protection du Massif central puis durant dix ans au sein du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération clermontoise.

Quelle est votre mission en tant que président du centre INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes ?

Jean-Yves Bechler : Présider un centre INRAE, c’est animer un écosystème vivantchercheurs, ingénieurs, techniciens, partenaires économiques, agriculteurs, collectivités et citoyens agissent ensemble. Mon action comme commissaire à l’aménagement et à la protection du Massif central m’a permis d’appréhender une grande diversité de configurations territoriales, de systèmes de production, de relations à l’environnement physique et à la densité d’habitat. En clair, la dynamique collective est une boussole sur laquelle je compte bien m'appuyer. Au moment où les transitions bousculent nos modèles alimentaires, agricoles et environnementaux, nous devons absolument « construire des ponts » : entre recherche fondamentale et appliquée, entre laboratoire et terrain, entre expertise scientifique et attentes sociétales, au service des filières comme des élus des territoires.

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Avec quatre unités de recherche, quatorze dispositifs expérimentaux structurants et 850 agents, le centre INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes est l'un des plus étoffés du réseau. Quels sont ses atouts et quels projets pour l'avenir ?

Jean-Yves Bechler : Le centre INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes dispose d'un ancrage profond et d'une diversité disciplinaire. Il est intégré dans un écosystème particulièrement dynamique, au sein de la seconde région française en matière de recherche et de développement, permettant de développer de nombreux partenariats tant au niveau local, national, qu'international. Plus de 400 conventions de partenariat étaient en gestion en 2024.

Avec une approche pragmatique, concertée et responsable, l'idée est de promouvoir une gouvernance ouverte et participative car les transitions en cours impliquent une prise de risque, dont l’acceptabilité repose sur une base sociale, qui se construit localement, par des expérimentations et des innovations adaptées au substrat socioculturel. Dans cette perspective, nous allons continuer à construire la politique de site en lien avec l’université, mobiliser notre expertise et la culture de l’impact pour éclairer la décision, renforcer l’attractivité et le rayonnement en particulier pour les jeunes chercheurs ou les métiers dits « en tension », piloter les investissements stratégiques pour continuer à produire demain, ou encore entretenir la proximité avec la population pour renouveler le pacte de confiance.

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Des plantes pour survivre sur la Lune et sur Mars : trois chercheuses de l’Université Clermont Auvergne impliquées dans une mission lunaire

En 2027, l'humanité retournera sur la Lune pour la première fois depuis 55 ans. Les astronautes de la mission Artemis III de la NASA passeront probablement moins de 10 jours sur la surface lunaire, mais des scientifiques du monde entier préparent déjà les prochaines étapes : comment vivre, cultiver et prospérer ailleurs que sur Terre. Un consortium international regroupant plus de 40 chercheurs issus de 11 pays et de sept agences spatiales a élaboré une nouvelle feuille de route sur les avancées en sciences et technologies végétales nécessaires à l'établissement d'une vie humaine durable sur la Lune, puis sur Mars. Valérie Legué, Mélanie Decourteix-Volle et Lucie Poulet, trois chercheuses de l’Université Clermont Auvergne, seule université française impliquée dans le projet, ont contribué à l’élaboration de cette feuille de route commune. Valérie Legué étudie les mécanismes cellulaires et physiques impliqués dans la détection de la gravité chez les plantes, Mélanie Decourteix-Volle travaille sur proprioception végétale et la manière dont les plantes intègrent les contraintes mécaniques pour ajuster leur architecture, tandis que Lucie Poulet étudie l’optimisation des systèmes de culture dans l’espace.

 

 

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