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Qui est David Chaize, le nouveau président d’Interbev Auvergne-Rhône-Alpes ?

Éleveur allaitant à Bord-l’Étang dans le Puy-de-Dôme, David Chaize a été élu président  d’Interbev AuRA la semaine dernière, avec une conviction : faire de l’interprofession un espace d’échanges, de débats et de travail partagé pour toute la filière bovine régionale.

© M.Comte

Installé depuis 2008 sur l’exploitation familiale de 150 hectares à Bord-l’Étang, où il élève 90 vaches allaitantes charolaises, le nouveau président d’Interbev Auvergne-Rhône-Alpes incarne une trajectoire aussi singulière que représentative des défis de la filière. Son histoire avec l’agriculture n’était pourtant pas écrite d’avance. Destiné à une carrière dans l’industrie agroalimentaire, David Chaize a d’abord embrassé des études en BTS industriel agroalimentaire à Marmilhat, avant de travailler en abattoir, où il a acquis une expertise précise sur la chaîne de transformation de la viande. Huit années passées dans les interprofessions, d’abord porcines puis bovines, lui ont forgé une vision globale de la filière, des éleveurs aux metteurs en marché.

C’est en 2007, après le départ à la retraite de son père et un imprévu familial, qu’il reprend l’exploitation. Il ne rompt pas pour autant avec son engagement syndical et interprofessionnel. Dès son installation, il intègre la FNSEA 63, puis devient administrateur d’Interbev Auvergne. Élu la semaine dernière à la tête de l’interprofession régionale, il porte l’ambition de perpétuer et d’amplifier le dialogue entre tous les acteurs, des producteurs aux distributeurs, pour une filière plus unie et résiliente face aux défis d’aujourd’hui et de demain.

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Une présidence sous le signe de la stabilité et de la modernisation

David Chaize prend la tête de l’Interprofession dans un contexte délicat. Après deux années de hausse des cours qui ont redonné un peu d’oxygène aux éleveurs, la filière bovine fait face à une chute des prix ces dernières semaines, aggravée par la volatilité des marchés mondiaux et la hausse des charges. Face à ces défis, le nouveau président mise sur la sérénité et la concertation. 

Interbev doit rester un lieu où chacun, qu’il soit éleveur, abatteur ou distributeur, peut comprendre les enjeux des autres et trouver des solutions communes. »

L’éleveur puydômois ambitionne de renforcer la table ronde interprofessionnelle, en y impliquant davantage les distributeurs, souvent moins familiers des réalités de la production.

D’autre part, il veut accélérer la modernisation des relations commerciales, notamment à travers la contractualisation, qu’il perçoit non comme une contrainte, mais comme un outil flexible. "Un contrat, il est tel qu’on le bâtit », insiste-t-il, rappelant que la clé réside dans la capacité à intégrer des mécanismes équilibrés, adaptés aux besoins de tous.

Dans une région aussi diversifiée qu’Auvergne-Rhône-Alpes, où cohabitent production, industrie et consommation, l’enjeu de préserver l’équilibre et l’harmonie entre tous les maillons de la filière est de taille. 

Pour y parvenir, il compte sur la force du dialogue et sur la capacité d’Interbev à être un espace de transparence, où les tensions peuvent s’apaiser et où les décisions se prennent collectivement. « Si on cherche les points qui nous opposent, on va très vite être bloqués », prévient-il. À l’inverse, en identifiant les objectifs communs, la filière peut avancer malgré les crises conjoncturelles et les défis structurels.

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