Aller au contenu principal

Qui donne reçoit

En Creuse, les entrepreneurs s’unissent pour décrocher des marchés.

Le groupe BNI en Marche se réunit à Guéret et regroupe 23 entrepreneurs locaux.
Le groupe BNI en Marche se réunit à Guéret et regroupe 23 entrepreneurs locaux.
© HC

Lorsque l’on est entrepreneur, on ne tarde pas à vite se rentre compte que le réseau est un élément puissant. Lorsque son réseau naturel, formé souvent de ses confrères et bien souvent concurrents, ne suffit pas, il faut alors forcer le destin. C’est sur cette idée qu’est né le réseau BNI (Business Network International) en 1985 aux États-Unis. Le concept en est relativement simple : des entrepreneurs d’un même secteur géographique mais de métiers variés se retrouvent chaque semaine autour d’un petit déjeuner et s’échangent des mises en relation avec des clients potentiels. Il n’est en effet pas rare qu’au détour d’une discussion avec un tiers, celui-ci évoque un besoin. Lorsque cette information est évoquée devant un membre du BNI, elle ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd : le couvreur peut alors recommander la décoratrice, l’assureur le menuisier ou le forestier la boutique informatique.
Ces échanges de bons procédés payent : « Les membres apprennent à recommander leurs co-membres. Ainsi un membre BNI dispose d’une force commerciale externalisée », explique Patrick Bernard, directeur du groupe BNI pour la Creuse. « Le chiffre d’affaires généré par le groupe est très variable, de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers d’euros, mais c’est toujours une vraie fierté que d’avoir aider à la concrétisation d’une affaire, juste en échangeant deux cartes de visites » nous explique l’un des membres de BNI en Marche

Un processus calibré
Réuni dans un hôtel guérétois, le BNI en Marche compte 23 membres. Le rythme de chaque réunion est immuable, standardisé par le réseau au niveau international. Chaque séance commence par un tour de table. Chacun indique en une seule minute, son besoin du moment et le marché qu’il recherche, il s’agit de former ses co-membres à représenter son entreprise. La session se poursuit par une mini-conférence. L’un des membres se présente de façon plus approfondie ou bien explique un aspect précis de son activité. Un dernier tour de table permet d’échanger les contributions générées par les membres dans la semaine écoulée. La confiance est souveraine dans le groupe, il n’est en effet pas possible de recommander un autre membre dont le travail ne serait pas à la hauteur.
Dans ce système, tous les métiers peuvent tirer leur épingle du jeu. La règle de base est qu’un métier ne peut pas être représenté deux fois. On ne trouvera donc qu’un seul plombier, un seul assureur, ou un seul vétérinaire.
Dans une ambiance globale où les entrepreneurs font face à beaucoup d’obstacles, ce type d’action permet le développement du business d’une façon totalement décomplexée.

Les plus lus

Alice, Daniel et Florent se lancent dans des travaux pour bénéficier de meilleures conditions de travail.
À Saint-Victor-Malescours, le GAEC de Montebello repense sa stabulation avec la 3D

Au Gaec de Montebello, on attend avec impatience que les travaux d'agrandissement et de réaménagement de la stabulation…

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Loïc Richard, éleveur caprin sur la commune d'Olby, dans le Puy-de-Dôme.
À Olby, Loïc Richard transforme son lait de chèvre et valorise ses chevreaux en vente directe

Loïc Richard est éleveur de chèvres sur la commune d’Olby, dans le Puy-de-Dôme. Installé depuis 2020, il débute en production…

Volailles : un nouveau bâtiment d’élevage pour le GAEC Cluzy

À Thiel-sur-Acolin, le GAEC Cluzy franchit une nouvelle étape dans son développement avec la mise en service de deux nouveaux…

dux hommes et un fromage cantal à gauche
Fromage à la ferme : Penser le confort de travail

 Pour Anthony Loubeyre, la valorisation du lait par la fabrication de cantal et de salers doit prendre en compte le…

Race salers : “La situation n’est pas dramatique, mais il faut qu’on se bouge collectivement”

Confrontée à l’érosion de ses effectifs, la race salers doit réagir. Le Herd-book salers fixe le cap : davantage de pur,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière