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MARCOLÈS
Qu'est ce qui va changer avec le label "Plus beaux villages de France"?

Marcolès a officiellement rejoint les “Plus beaux villages de France” , espérant une hausse de la fréquentation touristique pour dynamiser la vie économique et faciliter les installations à l’année. 

Christian Montin ne cache pas sa satisfaction de voir les efforts de 30 années enfin récompensés et qui se poursuivent avec la réfection en cours de l’ensemble immobilier Cazal, en arrière plan, voisin du portail bas. 
© Renaud Saint-André

Cette fois, c’est la bonne. Après une première tentative avortée il y a 20 ans, Marcolès, petit village de Châtaigneraie cantalienne, a officiellement rejoint les “Plus beaux villages de France” le samedi 21 septembre. La commission nationale - composée d’élus et de techniciens  - réunie à Polignac (43), a décerné le label à Bormes-les-Mimosas (Var), Villeneuve (Aveyron) et Marcolès (Cantal). 

Désormais, 180 communes françaises bénéficient de ce prestigieux label, dont trois dans le département, avec Tournemire et Salers. L’attribution a été “assez facile” pour Marcolès, selon Pascal Bernard, chargé qualité du label, qui a confié que le vote fut unanime.   

Y vivre à l’année 

“C’est au cours d’une balade estivale dans un village labellisé du Gard que l’idée a germé. Une rencontre fortuite avec le maire a été l’étincelle qui a déclenché l’envie de candidater de nouveau”, confie l’édile marcolésien, Christian Montin. Il n’y a pas davantage de contraintes que pour les deux monuments déjà classés, le portail bas et l’église, le rassure-t-on. “Il n’y avait rien à perdre et tout à gagner, notamment en termes de hausse rapide de la fréquentation touristique, où l’on annonce souvent entre +30 % et +40 %.” Des chiffres présentés en amont au conseil municipal et à la population lors de réunions publiques.  

“L’objectif demeure de conforter l’activité commerciale et artisanale du village, indispensable à la vie à l’année.” Christian Montin, maire de Marcolès

“Ce ne sera pas non plus le Mont Saint-Michel”, tempère le maire. La fierté collective l’emporte et les ajustements ne seront finalement pas si nombreux : parking végétalisé, moyen de limiter la vitesse autour du bourg, signalétique à créer. “C’est l’aboutissement de ce qui est entrepris depuis 30 ans, pour entrer dans une nouvelle phase de développement maîtrisé”, résume Christian Montin. Il ne veut pas cependant de “marchands du temple” avec des produits “made in China” ou de développement à tout va de meublés type AirBnB, dans ce village parmi les plus beaux de France et qui conserve aussi son label de Petite cité de caractère.  

UN VILLAGE QUI A UNE ÂME
Marcolès compte un peu plus de 600 habitants. Son origine remonte au Xe siècle, avec la première trace écrite mentionnée dans la vie de Saint-Géraud par Saint-Odon. À cette époque, il y avait un petit prieuré où les moines dépendaient de l’abbaye de Saint-Géraud. Ensuite, le village a connu un développement régulier au Moyen-âge, jusqu’à la construction de l’enceinte actuelle au XVe siècle, avec ses deux portes. Depuis, la petite cité a réussi le pari de conserver son cachet authentique (avec par exemple, toujours des granges en plein bourg), tout en restant vivante et animée. “L’homogénéité est un point fort de cette rénovation à laquelle les habitants ont aussi contribué, en refaisant les façades, les toitures... En fleurissant aussi nos carrierons”, tient à préciser le maire, Christian Montin.  Beau, mais vivant ! Cela s’ajoute à la politique de revitalisation du patrimoine impulsée par la municipalité, à travers des initiatives telles que l’église classée rénovée, l’Auberge de la Tour, également propriété communale, la grange Suc, etc. “Avec toujours la volonté de revitaliser l’artisanat, le commerce et la vie des habitants.” La nouvelle orientation des Plus beaux villages de France met en avant l’aspect dynamique de cette rénovation et les manifestations culturelles qui ponctuent la vie de la cité et valorisent ce patrimoine.

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