Aller au contenu principal

LE BERCAIL
Quel est ce lieu de vie qui anime Drugeac ?

Privée de commerce depuis deux ans, Drugeac connaît une véritable renaissance de la vie sociale, grâce aux efforts conjugués d’une association et d’un conseil municipal unanime. 

Quatre femmes devant un commerce d'alimentation.
L’ancienne épicerie, propriété de la municipalité, est devenu le Bercail, géré par une association. 
© Renaud Saint-André

Le pari est gagné ! Chaque matinée (sauf le lundi), une vingtaine de personnes passent ici prendre une baguette de pain, un café, emprunter un livre ou simplement papoter. Quant aux soirées exceptionnelles - comme celles où des matches sont retransmis - c’est au moins une trentaine de personnes de tous âges qui, simultanément, se retrouvent au Bercail de Drugeac. “Un lieu de vie sociale”, comme le définit justement Christelle Pereira, présidente de l’association à qui revient l’idée (qui fait son chemin depuis au moins un an) et qui gère cet espace de rencontres depuis début juin.   

“Il y a même des gens qu’on ne voyait plus du tout et qui ressortent à nouveau”, témoigne la petite équipe du Bercail.

Avec la complicité  de la mairie 

Tout cela a été rendu possible, grâce à la complicité et au soutien sans faille de la municipalité. Marie-Hélène Chastre, maire, le détaille : “Le Café de la Poste a fermé fin 2022, la commune s’est positionnée pour récupérer la Licence IV ; puis quand l’épicerie a fermé à son tour, à Pâques 2023, nous avons repris le fond de commerce et l’équipement ; nous étions déjà propriétaire des murs.” Et quand l’idée du Bercail a été présentée, le conseil municipal unanime a décidé de mettre le local et le matériel a disposition et, le temps que l’association se constitue une trésorerie, de régler aussi les charges courantes, comme l’eau ou l’électricité. En échange, c’est une vie de village qui renaît. 

Ouvert à tous 

Honnêtement, pour ces bénévoles, ce n’est qu’une demi-surprise : l’affaire était fort bien engagée, à en juger par le succès d’une réunion publique organisée en amont et qui a servi de test auprès de la population locale : 70 personnes s’y étaient rendues. Aujourd’hui, l’association compte quelques 115 adhérents (adhésion à prix libre à partir de 5 € ; 10 € de cotisation moyenne enregistrée). Mais qu’on ne s’y trompe pas : le Bercail est bien ouvert à tous, adhérents ou non, Drugeacois ou non.    Vivement l’été C’est ainsi que les touristes et les gens de passage y sont aussi les bienvenus, le temps de se détendre un peu dans les canapés, siroter un jus fruit ou se rafraîchir d’une glace. “Avec les départs et arrivées du Vélorail, on saura adapter nos horaires cet été”, promet notamment Ginette André, secrétaire-adjointe qui tient souvent la boutique, comme le font aussi d’autres bénévoles. “Et nous allons installer des mange-debout en terrasse”, s’enthousiasment déjà les membres du bureau, visiblement pressés que la saison démarre pour créer encore davantage de lien social avec des populations différentes, leur proposer aussi des produits locaux... Et renvoyer l’image d’un village où l’accueil n’est pas un vain mot.   


La convivialité pour priorité

Non seulement on peut se restaurer, acheter le journal ou le pain, boire un verre sur l’impressionnant bar(1), faire un jeu de société ou bouquiner, mais au Bercail de Drugeac, on peut aussi profiter d’ateliers gratuits.  Wifi pour télétravailler  “Du soutien scolaire, de la création de compositions florales, du tricot, de la cuisine...”, énumère  Marie Brousse, trésorière de l’association. La structure peut compter sur des passionnés qui aiment partager leurs savoir-faire. Gratuit également l’accès wifi qui permet, depuis un petit bureau, de télétravailler. Quelques bienfaiteurs ont aussi fait des dons à l’association : des fauteuils, une cafetière, des pompes à bière, des verres...   Pour répondre à davantage de demandes, une boîte à idées est ouverte sur place. On peut aussi contacter le Bercail par courriel(2). Enfin, un concours de création a été ouvert pour doter la structure d’un logo.  

(1) Livré par quelques bras musclés...   
(2) lebercaildrugeac@orange.fr

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière