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Que faisaient les sapeurs pompiers d’Auvergne à Polminhac ?

C’est à Polminhac que l’Union régionale des sapeurs-pompiers volontaires, professionnels et autres agents, s’est retrouvée samedi 16 novembre en assemblée générale. 

Exposition de véhicules de pompiers anciens.
Parmi les nombreuses expositions ou animations, une collection de véhicules anciens du département à l’occasion du congrès de l’URSP. 
© Renaud Saint-André

La région Aura est un peu grande. Alors, l’Union régionale des sapeurs-pompiers (URSP), à laquelle le Cantal est rattaché, reprend les contours exacts de l’ex-Auvergne et de  ses quatre départements. “Des territoires qui se ressemblent”,  justifie le lieutenant Serge Lacoste qui a présidé ces trois dernières années. 

Professionnels ou volontaires, mais aussi personnel administratif et technique des centres de Haute-Loire, d’Allier, du Puy-de-Dôme et bien sûr du Cantal s’étaient donné rendez-vous  samedi 16 novembre à Polminhac. Le congrès régional des sapeurs-pompiers, sous statut associatif, a aussi rassemblé de nombreuses autorités civiles et militaires et le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers était également présent, témoignant de l’importance de l’événement.   

Besoins matériels et humains 

Au total, ce sont 10 000 hommes et femmes qui alimentent les  services de secours en Auvergne. Le président régional des sapeurs-pompiers (représentant de l’Allier), a rappelé les enjeux auxquels le secteur est confronté. 

Lieutenant de pompiers hors classe Serge Lacoste

Les besoins financiers et humains sont au cœur de nos préoccupations." Lieutenant Serge Lacoste 

Le lieutenant s'inquiète d’une possible baisse des dotations de l’État aux collectivités locales, elles qui constituent la source majeure du financement des services de secours. “Nous sommes bien conscients de leurs difficultés, mais la sécurité, qu’elle soit celle des forces de police, de gendarmerie ou des pompiers, demeure indispensable.”

Sur le plan humain, Serge Lacoste a mis l’accent sur la relève et l’engagement des jeunes. Près de 900 adolescents, à partir de 12 ans, suivent actuellement une formation de jeunes sapeurs-pompiers, véritable tremplin avant de rejoindre les casernes à 16 ans, l’âge minimum requis. 

Chez les adultes issus du monde du travail, des conventions entre les services d’incendie et les employeurs  permettent de libérer les salariés engagés en cas de nécessité opérationnelle, renforçant ainsi la disponibilité des effectifs volontaires.   

Pompiers agriculteurs 

“C’est aussi le cas avec les organisations agricoles pour libérer des agriculteurs volontaires et prendre en charge leur remplacement sur leurs exploitations”, rappelle le lieutenant Lacoste. “Et cela peut devenir pour eux un vecteur  de lien social pour trouver une activité collective mêlant d’autres centres d’intérêts que purement agricoles.” 

Derrière ces différentes solutions, le vœu de l’URSP, c’est aussi de “maintenir les effectifs dans la durée”. Car comme il sort autant d’hommes et de femmes qu’il en entre, cela mobilise énormément de temps dédié aux  formations initiales. 

C’est sur ce type de problématiques, directement liées au recrutement,  que l’union régionale travaille en commissions (elles abordent aussi des sujets plus ludiques, comme le sport). Outre ces messages importants passés notamment à Philippe Loos, qui prononçait son premier discours en qualité de  préfet, l’union régionale avait également organisé des démonstrations de techniques d’intervention, et un temps d’échange autour d’un “ciné-débat” en présence d’Anabelle Iaich, réalisatrice du court métrage “Les dragons n’ont pas de poil”, qui traite de l’épuisement opérationnel, de la charge mentale et de leur impact sur le quotidien des soldats du feu. 

Puis, après les discours officiels et parmi les cérémonies protocolaires, a eu lieu “la passation du drapeau de l’URSP”.  

Le Cantal préside L'URSP   

Une symbolique qui signifie que le lieutenant hors classe Serge Lacoste du Sdis de l’Allier cède la présidence de l’Union régionale des sapeurs-pompiers d’Auvergne pour trois ans au Cantal. Il reviendra à l’adjudant-chef Laurent Martres, déjà à la tête de l’union départementale cantalienne, de présider pour trois années l’union régionale. Enfin, c’est aussi au tour du Cantal de recevoir un des 18 véhicules de transport de personnel offert par la fondation Renault à 18 Sdis de France. La remise des clés s’est effectuée en présence de Yannick Tardieu, directeur départemental des pompiers du Cantal. Le véhicule - qui reste opérationnel en cas de besoin - servira la section JSP de Pierrefort.     

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