Aller au contenu principal

Quand les harkis replantaient la forêt lozérienne

Dans les années soixante, des harkis rapatriés d'Algérie ont participé à la replantation d'une partie des forêts de Lozère. Une histoire méconnue qui a ressurgi il y a dix ans à la faveur d'une exposition à Pourcharesses et dont subsistent peu de traces.

Dans les années soixante, des harkis rapatriés d'Algérie ont participé à la replantation d'une partie des forêts de Lozère. Une histoire méconnue qui a ressurgi il y a dix ans à la faveur d'une exposition à Pourcharesses et dont subsistent peu de traces.
Dans les années soixante, des harkis rapatriés d'Algérie ont participé à la replantation d'une partie des forêts de Lozère. Une histoire méconnue qui a ressurgi il y a dix ans à la faveur d'une exposition à Pourcharesses et dont subsistent peu de traces.
© Archive tirée du Journal Le Provençal, 28/03/1964

1962 : au lendemain de la signature des accords d'Evian accordant l'indépendance, les harkis, combattants civils partisans de l'Algérie française, sont nombreux à fuir leur pays d'origine. Rapatriés en catastrophe avec leurs familles dans les ports de la façade méditerranéenne, ils sont, dans un premier temps, envoyés dans des camps. Des « centres de transit » comme Saint-Maurice-l'Ardoise, en Ardèche, ou celui du Larzac qui verra passer près de 8 000 harkis durant l'été 1962. Face à une situation intenable, l'État décide de les transférer dans de multiples camps plus petits, dans des cités d'accueil au nord de Marseille et en zones rurales. Dans les communes les plus reculées du Massif central comme des Alpes sont créés des camps de forestage.
Une manière d'isoler ces nouveaux venus du reste de la population française et de les affecter à des travaux forestiers, encadrés par des officiers du ministère des rapatriés. Pour leur labeur, les harkis reçoivent chaque jour 15 anciens francs et sont couverts par la Sécurité sociale.
En Lozère, de 1963 à 1967, sept hameaux forestiers seront créés, habités chacun par 25 familles. Mende, La Loubière (Chadenet), Cultures (Chanac), Cassagnas, Meyrueis, Saint-Étienne-du-Valdonnez ainsi qu'un double camp à Villefort-Pourcharesses.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière