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Fruits rouges Monts du Velay
Qualité, quantité et concurrence au rendez-vous en 2010

Le GIE et le syndicat des producteurs de fruits rouges ont dressé le bilan de leur activité le 19 avril à St Julien du Pinet.

2010 restera une année dans la moyenne pour les fruits rouges des Monts du Velay.
2010 restera une année dans la moyenne pour les fruits rouges des Monts du Velay.
© HLP

«2010 restera une année dans la moyenne» pour les fruits rouges des Monts du Velay. Toutefois, tous les fruits ne se sont pas comportés de la même manière, que ce soit en terme de rendement ou de prix.
Les fraises ont donné d’assez bons rendements. «Le tonnage produit est en augmentation comparativement à 2009 (+60 tonnes). Le climat relativement correct pour la fraise y est certainement pour beaucoup. Les surfaces en fraisiers du GIE ont également sensiblement augmenté» indique le GIE. Si les quantités étaient au rendez-vous, les prix, quant à eux, étaient jugés «assez bas et plutôt inférieurs aux moyennes des années précédentes.

Concurrence en fraise et framboise
La très forte concurrence des pays du nord de l’Europe (Allemagne, Belgique et Pays-Bas) et la concurrence des autres fruits (cerises…) sur le marché français ont eu un impact défavorable sur les prix de ce fruit.
En  revanche, la situation a été totalement inverse pour la framboise ; ses rendements n’ont pas été très bons à cause d’un hiver humide et d’un printemps froid.
Malgré des surfaces en légère augmentation, les quantités commercialisées par le GIE sont inférieures à 2009 (- 15 tonnes). Toutefois la qualité des fruits était au rendez-vous.
La framboise s’est vendue à des prix «relativement corrects sans être exceptionnels» note le GIE. Comme la fraise, la framboise est elle aussi victime de la concurrence, en particulier de la Maravilla sur le marché du frais, une framboise sous licence américaine produite en intégration en Espagne, au Maroc, au Portugal et en Allemagne.
La framboise des Monts du Velay a pu compter sur le marché de la congélation même si les  fruits étaient plus petits que l’an dernier. 
En groseille, la production reste stable avec un marché globalement identique à 2009. Cette année, la production a souffert d’une mauvaise pollinisation au printemps (grappes moins belles) et d’une forte attaque de cochenilles qui a entraîné des pertes au sein des plantations. Pour le GIE, l’avenir de cette production passe inévitablement par une qualité des grappes irréprochables (plantation sous tunnel et une technique très pointue).
Quant aux autres petits fruits (cassis, myrtilles…), les quantités se maintiennent à l’exception de la mûre qui voit ses tonnages augmenter (+10 tonnes).
Communication
En 2010, le GIE a poursuivi sa politique active de communication autour des «Perles Rouges et Noires des Monts du Velay» avec la participation des producteurs dans plusieurs manifestations départementales (Opération sourire des JA,  Championnat de France des Mongolfières, journées du patrimoine…).
Côté investissement, en 2010, le GIE a renouvellé son petit camion frigorifique de 3,5 tonnes.  En 2011, il envisage d’agrandir le bâtiment de Pouzols d’une surface supplémentaire de 260 m2 pour un coût de 55 000 e environ.
La contractualisation  dans le domaine des fruits et légumes était également à l’ordre du jour de cette assemblée générale. Les producteurs de fruits rouges étant déjà organisés en OP (Organisation de Producteurs), la contractualisation n’induira pas de changement majeur pour les producteurs.

Campagne 2010

La production de fruits rouges des Monts du Velay a été marquée par une augmentation significative des tonnages, notamment en fraises. La qualité a été dans l’ensemble au rendez-vous.

Tonnages de fruits vendus en 2010 :
Fraises : 330 tonnes (272 en 2009)
Framboises : 185 tonnes (197 tonnes en 2009)
Groseilles : 92 tonnes (96 tonnes en 2009)
Mûres : 29 tonnes (19 tonnes en 2009)
Cassis : 6,6 tonnes ( 7,8 tonnes en 2009)

Chiffre d’affaires du GIE :
3 243 798 e contre 3 086 739 e en 2009)
Ventes de fraises : 1 137 544 e
Vente de framboises : 1 340 083 e
Vente de groseilles : 465 124 e
Vente de mûres : 195 989 e
Vente de cassis : 46 063 e
Vente de myrtilles : 36 390 e

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