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Présidentielle : le Parti socialiste frondeur ou en marche ?

Ce début de campagne électorale semble bien perturbé par les affaires tant internes qu’externes. C’est le cas à gauche où l’union est plus compliquée que prévue côté PS.

Autour de Claudine Royer, mandatée par Benoît Hamon, Mireille Laborie, EELV, et Philippe Dubourg, secrétaire fédéral du PS.
Autour de Claudine Royer, mandatée par Benoît Hamon, Mireille Laborie, EELV, et Philippe Dubourg, secrétaire fédéral du PS.
© J.-M. A

Il est le candidat du Parti socialiste. C’est normal, il est le vainqueur de la primaire diront les uns. Pas possible, c’est un frondeur persifleront les autres. Peu importe ! À moins de six semaines du premier tour, les équipes de Benoît Hamon travaillent à rassembler le plus grand nombre. Dans le Cantal, Claudine Royer a été officiellement mandatée pour animer la campagne présidentielle, recevant au passage les soutiens de Philippe Dubourg, secrétaire fédéral du PS, et Mireille Laborie, secrétaire départementale d’Europe Écologie Les Verts, mais également de militants de tous bords, jeunes et moins jeunes.

Entente avec EELV

Vendredi, c’est “unis et rassemblés” que le comité de soutien cantalien à Benoît Hamon s’est présenté. “Les primaires de janvier ont donné au Parti socialiste un candidat avec une forte légitimité, tant au niveau national que local. Nous avons décidé de faire, selon la philosophie du candidat, une campagne citoyenne, au plus près des préoccupations des Français”, expliquait Claudine Royer. Elle rappelait ainsi un quinquennat passé “où tout n’a pas été négatif, comme pour l’Éducation, le mariage pour tous, la loi consommation, l’économie sociale et solidaire, la généralisation du tiers payant, le compte pénibilité dans la loi Travail... Sur le plan économique par contre, le CICE n’a pas apporté les fruits escomptés de la réforme”. Pêle-mêle, on vante ensuite les mérites “d’un programme Hamon novateur”, avec parfois “des projets qui surprennent comme le revenu universel”, des projets pour “réduire les inégalités, alors que depuis 30 ans, on demande toujours plus à ceux qui ont le moins”. Et comme Benoît Hamon vient de faire alliance avec EELV, Mireille Laborie a rejoint le PS dans cette campagne. “Ce n’est pas une alliance d’opportunisme ou par défaut puisque Yannick Jadot avait la promesse de 500 signatures. C’est donc bien par adhésion à un programme. C’est le seul candidat (Hamon, NDLR) qui portait l’essentiel de nos valeurs et de nos idées dans notre programme, comme la transition écologique, la transition démocratique ou encore tout le volet travail.” L’élue d’Aurillac relevait aussi “qu’avec l’éparpillement de la gauche que l’on connaît, la montée du Front national, la droite dure représentée par François Fillon, il était de notre responsabilité de trouver des points d’accord et de nous rassembler si l’on veut espérer gagner ou arriver au moins au second tour”. Et c’est dans ce même esprit que Philippe Dubourg a rejoint les rangs du candidat Hamon. “Je suis là en tant que premier secrétaire fédéral du PS. Nous sommes dans une élection présidentielle et nous avons un candidat socialiste engagé dans cette élection. Plus que jamais, nous avons face à nous une droite extrême et une extrême droite aux portes du pouvoir. Plus que jamais, la gauche a le devoir d’être rassemblée et d’être porteuse d’un message d’espoir et d’avenir dans une société qui doute.” “La gauche rassemblée, citoyenne, écologique, jeune, moins jeune, agricultrice... elle est là”, martelait Franck Rey, directeur de la campagne dans le Cantal, avant d’annoncer quelques rendez-vous pour les semaines à venir : le 23 mars à Mauriac sur le thème de la ruralité et des services publics avec René Souchon ; fin mars du côté de Saint-Flour pour parler agriculture biologique, écologie, Union européenne et politique extérieure ; en avril, avec les jeunes pour un “Hamon-apéro” dans un bar aurillacois ; en avril toujours, une réunion citoyenne sur l’agglomération d’Aurillac pour parler santé, éducation, logement, culture et sécurité... En attendant, le comité de soutien a déjà investi les marchés cantaliens, histoire de faire le job... en Hamon.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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