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Préservation des zones humides : l’Aubrac passe à l’action

Démarré l’an dernier, le nouveau programme d’action du parc naturel régional de l’Aubrac pour la préservation des zones humides et l’adaptation de l’élevage au changement climatique a fait son premier bilan annuel mardi à l’occasion de la conférence eau du parc, en présence de ses nombreux partenaires.

La préservation des zones humides
La préservation des zones humides
© PNR Aubrac

Alors que la canicule qui s’est installée en France éprouve les habitants comme les milieux naturels, les actions déjà engagées prennent tout leur sens. 
« L’Aubrac n’est en fait pas un château d’eau comme cela a pu se dire, c’est plutôt une grosse éponge d’eau posée sur un bloc de granit » décrit, amusée, Cloé Garrel, chargée de mission eau au parc. « L’approche systémique et transversale amenée par ce programme d’action est remarquable » commente Xavier Meyrueix, directeur départemental à la Safer Occitanie. « C’est une manière intéressante et constructive de faire travailler ensemble les acteurs d’un territoire. Nous vivons un moment compliqué, cette façon de co-construire des solutions “sur-mesure” va dans le bon sens ». Le programme, engagé en 2024 pour cinq ans, se déploie en plusieurs volets. À chaque fois, la concertation est le maître-mot. « Pour chaque action, nous mettons en place un groupe de travail qui rassemble acteurs et élus locaux, éleveurs, propriétaires, partenaires, experts… chaque situation est étudiée au cas par cas. Il ne s’agit pas de mettre sous cloche les zones humides, mais de les maintenir fonctionnelles pour tous les services qu’elles rendent, notamment la production d’herbe pour l’élevage et le stockage d’eau » explique Cloé Garrel, qui orchestre ce programme pour le parc. 
Un premier volet de travail concerne la connaissance des zones humides de l’Aubrac. Douze d’entre elles sont suivies par ce programme. Cette première année a permis d’engager des études pour compléter les connaissances déjà produites pour chaque site : étude des variations de la quantité d’eau stockée dans le sol, cartographie des habitats naturels, études botaniques… « Les résultats de ces études sont présentés aux groupes de travail qui peuvent alors déterminer ensemble s’il y a des outils à mettre en place, par exemple : des plans de gestion des sites, des aménagements agro-pastoraux, la réactivation de sources, des actions de restauration, des outils de conservation… » poursuit Bertrand Goguillon, chef du pôle Patrimoine naturel au parc.
Ce programme d’action intervient sur d’autres volets. Il participe à financer des actions pour la sécurisation de l’accès à l’eau pour les troupeaux, la recherche d’alternatives à l’eau potable pour l’abreuvement du bétail dans les bâtiments, un travail sur la résilience des prairies naturelles vis-à-vis du changement climatique, la lutte contre le campagnol, la valorisation des haies et des arbres fourragers… Il apporte également un complément financier important à la contractualisation des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) au bénéfice des éleveurs. Il développe enfin action de sensibilisation et d’accompagnement des propriétaires de zones humides en partenariat avec la Safer. « Je tiens à saluer la dynamique de ce travail, c’est un programme emblématique pour l’Aubrac » exprime en conclusion Philippe Viguié, responsable territorial de l’agence de l’eau. « Protéger nos sources, nos ruisseaux, notre alimentation en eau… c’est tellement important en ce moment ».
 

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