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Première rencontre optimiste entre la FDSEA et le député de la Creuse

Première rencontre entre la FDSEA et Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, pour aborder l’avenir de l’agriculture creusoise.

De gauche à droite : Pascale Durudaud, Christian Arvis, Thierry Jamot et Jean-Baptiste Moreau.
De gauche à droite : Pascale Durudaud, Christian Arvis, Thierry Jamot et Jean-Baptiste Moreau.
© HC

Depuis son élection en juin dernier, la profession agricole souhaitait rencontrer son nouveau député, Jean-Baptiste Moreau, agriculteur lui aussi. Cet entretien eu lieu dans les locaux de la FDSEA, vendredi 27 octobre 2017 en présence du président Thierry Jamot, de la première vice-présidente, Pascale Durudaud, et du secrétaire général, Christian Arvis. À l’ordre du jour de cette réunion, l’actualité agricole et notamment les efforts à fournir pour que demain, l’agriculture creusoise existe toujours !
Les problématiques au cœur des discussions ont été le renouvellement des générations avec 50 % des exploitants agricoles âgés de plus de 50 ans, « pousser à l’agrandissement n’est pas la solution, il y a un gros travail à mener sur la transmission de nos exploitations, sinon des secteurs entiers vont se fermer à l’agriculture, ce sont également nos paysages qui vont se fermer » explique Thierry Jamot. Jean-Baptiste Moreau le rejoint complètement : « Rien n’a évolué depuis l’époque de nos installations et sans rémunération digne de ce nom, nous ne motiverons pas les jeunes à s’installer ».
Il faut aussi que les programmes de l’enseignement agricole soit revus, les étudiants en sortant de leurs études doivent être en capacité de gérer une entreprise.
Concernant la création d’un prix rémunérateur et du partage de la valeur ajoutée annoncée le 11 octobre par le président de la République, Emmanuel Macron, la profession se réjouit que la situation qu’elle dénonce depuis des années soit enfin révélée et que le Gouvernement se penche sur le problème. Toutefois, Christian Arvis tient à préciser : « Nous resterons vigilants sur aboutissement de ces ordonnances prévues courant 2018 » Le député a tenu à rassurer les représentants de la profession : « Nous avons conscience de l’urgence mais il faut prendre le temps de faire les choses correctement. Un cadre législatif est incontournable pour encadrer la construction du prix ». Des négociations sont en cours entre la France et l’Europe pour obtenir une dérogation au droit à la concurrence pour le secteur agricole. Quant à la fiscalité agricole, la FDSEA et le député sont d’accord « le système actuel ne convient pas, il faut mettre en place de vraies épargnes défiscalisées permettant de mieux s’en sortir en périodes de crises ».
Quant au sujet de la suradministration notamment sur la complexité des déclarations PAC (difficultés pour accéder au site Télépac, incompréhension dans les versements des aides et des avances de trésorerie…) le constat est identique de la part des deux parties, les agriculteurs n’arrivent plus à s’y retrouver, il faut de la simplification et acter le droit à l’erreur. « C’est inadmissible qu’un éleveur se voit refuser une aide car il a oublié de cocher une case » témoigne Christian Arvis. Jean Baptiste Moreau insiste : « Lorsque vous rencontrer ce genre de cas concret n’hésitez pas à me le faire remonter ceci nous aide à faire avancer les dossiers ». Tous ces sujets émergent des auditions nationales et des enquêtes locales réalisées dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation et de l’Agriculture, cheval de bataille de notre député creusois.
Le bilan de cette première prise de contact est plutôt positif, le président de la FDSEA, Thierry Jamot conclut : « Se fut une rencontre enrichissante, basée sur un dialogue ouvert qui présage une collaboration future. »

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