Aller au contenu principal

Pourquoi l'installation sociétaire est-elle l'avenir de l'agriculture ?

Agricultrice dans le Cantal, Brigitte Troucellier est secrétaire générale de Gaec et Sociétés. Elle plaide pour une adaptation des structures agricoles aux aspirations des nouvelles générations. 

Brigitte Troucellier lors du dernier congrès de la FNSEA organisé en mars dernier à Dunkerque.
Brigitte Troucellier lors du dernier congrès de la FNSEA organisé en mars dernier à Dunkerque.
© BT

Agricultrice dans le Cantal, Brigitte Troucellier a participé cette semaine avec une vingtaine de collègues de la région au congrès de Gaec et Sociétés à Sedan dans les Ardennes. Un congrès placé sous le signe de la rénovation avec une question sous-jacente, comment adapter les sociétés aux nouvelles trajectoires des agriculteurs. « Nous sommes convaincus au sein de Gaec et Sociétés, que la forme sociétaire a encore de beaux jours devant elle si tant est que le législateur ouvre des possibilités d'évolution », estime Brigitte Troucellier. Plus que jamais placée au cœur de multiples débats, de nature citoyenne, politique, technique, économique, ou médiatique, l'agriculture semble en effet se chercher un modèle. « La question du renouvellement des générations, et l’impasse démographique dans laquelle se trouve la profession, est doublée par les attentes en termes de rentabilité, de viabilité, voire de réversibilité, exprimée par les, trop rares, candidats à l’installation. La charge de reprise des capitaux, souvent trop lourde, pousse à réfléchir à l’appel à des apporteurs de capitaux, ce qui interroge le statut même d’exploitant. Ou encore, si la fonction première de l’agriculture reste bien de nourrir, le développement de nouvelles opportunités économiques, dans les domaines de l’énergie notamment, en remet la définition en question. Les équations à résoudre sont de plus en plus complexes et multiples… », analyse la secrétaire générale de Gaec et Sociétés.

 

Droit à l'essai : éviter de futurs échecs

« Par la multiplication des modèles et schémas qu’elles permettent de mettre en œuvre, la place centrale de l’humain et la pluralité de statuts qu’elles offrent, les sociétés d’exploitation agricole tiennent d’ores et déjà compte de ces questions. ». Aujourd'hui, sans perdre de vue le triptyque d'une agriculture professionnelle, économique et à taille humaine, il s'agit d'aller encore plus loin, en travaillant notamment sur le volet des ressources humaines. Une formation a été mise en place en ce sens destinée aux cédants et aux repreneurs. « L'objectif est de déminer les problèmes avant pour accompagner les transitions de chacun dans le cadre d'une association, ou d'une reprise d'exploitation. Nous voyons trop de candidats qui ne trouvent pas d'exploitation car le cédant entend transférer ses savoirs et ses méthodes. Il y a une dimension psychologique dans tout cela qui a trop souvent été négligée ». Si le droit à l'essai était bel et bien inscrit dans le PLOA, la dissolution de l'Assemblée nationale a tout stoppé. En test, dans plusieurs départements pilotes dont l'Ain et la Haute-Loire, ce dispositif se heurte encore à un problème de statut. Une trentaine d'expériences ont toutefois été conduites. « Au final, il y a eu pas mal de Gaec qui n'ont pas abouti. Pour nous, c'est plutôt positif car ce droit à l'essai a permis d'éviter un futur échec ».

LIRE AUSSI : Organisation du travail : les jeunes plébiscitent les sociétés pour se dégager du temps

Rejoignez le groupe : Vous souhaitez participer aux travaux de Gaec et Sociétés, contacter le réseau FNSEA-JA de votre département.

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

veaux laitiers.
Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Afin de mieux caractériser les pratiques d’engraissement des veaux laitiers à l’échelle régionale, les éleveurs sont invités à…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière