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Désherbage
Pourquoi et comment utiliser les outils de désherbage mécanique sur la culture de Maïs ensilage ?

Comparer la herse étrille et la bineuse pour le meilleur désherbage, une démonstration par la Chambre d'agriculture à Vorey et Landos la semaine dernière.

Herse étrille à Landos.
Herse étrille à Landos.
© © Ch. Agriculture 43

Les 8 et 9 juin, sur le secteur de Vorey et de Landos, la Chambre d’Agriculture de la Haute-Loire a mobilisé les agriculteurs, pour présenter quel était l'itinéraire technique qui offre le meilleur compromis, efficacité et coût, entre la herse étrille et la bineuse. La FDCUMA 43 apporte un soutien à ces actions avec la participation de ses conseillers machinisme et la mise à disposition du matériel présent dans les CUMA locales.
Les retraits successifs des matières actives ont restreint le choix des produits de protection de la culture. La préoccupation est de plus en plus forte de la part de pas mal d’exploitants pour réduite la facture des traitements phytosanitaires. De plus on ressent une volonté pour trouver des solutions dans l’objectif de s’engager dans des pratiques plus respectueuses de la santé et de l’environnement.

Herse étrille, bineuse, ou les deux
La stratégie de la lutte contre les adventices est efficace avec la herse étrille et/ou la bineuse, pourvu que les conditions d’intervention dans les parcelles de maïs soient réunies.
Les agriculteurs souhaitant adopter le désherbage mécanique ont généralement une certaine tolérance à la présence d’adventices, surtout si elles n’affectent pas trop, ni le rendement ni la qualité de la récolte.
Avec la herse étrille, il faut intervenir le plus tôt possible : la bonne formule se résume à un passage avant la levée du maïs, 5 à 8 jours après le semis, suivi d’un second passage précoce à 4 – 5 feuilles. Ensuite généralement les adventices sont trop développées et résistent aux dents de la herse.
Avec la bineuse, selon la présence plus ou moins forte des adventices dans la parcelle, le premier passage ne peut se faire qu’au stade du maïs déjà bien enraciné soit pas avant 4 à 5 feuilles. Et si nécessaire un second à 8 feuilles de la culture.
Avec la combinaison des 2 outils, on privilégiera la herse en premier passage suivi de la bineuse au second passage, à 8 feuilles du maïs pour terminer le désherbage.
"Si le temps est sec et chaud, c’est l’idéal ! Les adventices ne repiquent pas après leur arrachement du sol par les dents des outils. Quand le printemps est humide, c’est plus compliqué. La réussite du désherbage mécanique est en effet très liée aux conditions, l’idéal étant un sol bien ressuyé, pas de pluies les deux jours suivant le passage. Il est primordial également d’intervenir sur des mauvaises herbes jeunes. Le coût d’une telle stratégie reste intéressant car la herse étrille offre un bon débit de chantier. Le débit de chantier d’une bineuse est plus lent qu’une herse étrille mais permet d’intervenir sur des adventices plus développées. Si le binage est régulièrement pratiqué, privilégier des bineuses de plus grande largeur, à 6 rangs" expliquent les conseillers.
Un prochain RDV est donné à Landos pour travailler dans la même parcelle avec la bineuse 6 rangs. Une date sera prochainement proposée d’ici fin juin.
Ces travaux sont proposés dans le cadre des Contrats Territoriaux du Haut Allier et de Loire et Affluents Vellaves, avec la participation financière de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.
 

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