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Pour une agriculture au cœur du projet européen

Dans leur campagne pour les élections Chambre d'Agriculture, FDSEA et JA abordent tous les sujets en lien avec l'agriculture et notamment la PAC. Le syndicalisme majoritaire fixe des priorités à la future PAC afin de redonner une ambition à l’Europe à travers un projet agricole commun.

Pour une politique agricole réellement commune.
Pour une politique agricole réellement commune.
© FNSEA/JA

Cashs sont les propos de Christiane Lambert présidente de la FNSEA et Jérémy Decerle président de JA : «L’Union européenne, dans son fonctionnement actuel, ne nous satisfait pas. En tant que citoyens ? Nous voyons ses limites et ses contradictions. En tant qu’agriculteurs ? Nous les vivons trop souvent. Nous savons pourtant que nous ne pouvons pas nous en passer, nous savons que notre agriculture française a besoin d’une Europe forte qui occupe toute sa place face aux mastodontes de la scène internationale, une Europe unie qui parle d’une seule voix». Pour FNSEA et JA, «face aux défis qui se présentent, notamment la guerre commerciale que se livrent Américains et Chinois, l’Europe doit reprendre sa place, s’affirmer sur la scène internationale et mieux protéger ses ressortissants».

La PAC, ciment entre États
La politique agricole commune (PAC), créée par le traité de Rome en 1957 et mise en place en 1962, est une des plus anciennes et jusqu'à peu la plus importante des politiques communes de l’UE (environ 35 % du budget européen, 45 % si on englobe le Développement rural). Ses objectifs sont d’accroître la productivité de l’agriculture ; d’assurer un niveau de vie équitable à la population agricole ; de stabiliser les marchés ; de garantir la sécurité des approvisionnements ; d’assurer des prix raisonnables aux consommateurs. S’y sont ajoutés les principes de respect de l’environnement et de développement rural.
«La PAC a été, dès l’origine de l’Europe, un ciment pour les États membres. Et nous, JA+FNSEA, sommes convaincus que le lien entre les citoyens européens et les agriculteurs est encore extrêmement fort. Mais aujourd’hui, ni les agriculteurs, ni les citoyens, n’ont une vision claire de la politique agricole portée par l’Union». FNSEA et JA croient toujours en l’Europe et en une politique agricole cummune. Mais pour eux, «le projet agricole européen doit être repensé avec des objectifs lisibles : consolider une agriculture rémunératrice pour les agriculteurs, diverse et plurielle sur tout le territoire, et créatrice d’emplois et de valeur ajoutée dans les filières ; assurer la sécurité alimentaire en Europe et dans le monde ; préserver la qualité du modèle alimentaire européen ; agir pour la durabilité de l’agriculture et répondre aux enjeux sociétaux». Les deux syndicats veulent donc être forces de propositions pour la PAC post 2020. «Résilience, durabilité et performance sont donc les maîtres mots» qui guident leurs orientations. Résilience car face à des aléas qui se multiplient et à une volatilité des cours destructrice, il est impératif d’anticiper via une politique de gestion des risques permettant de donner de la robustesse
aux exploitations et de la visibilité aux exploitants quant à leur revenu. Durabilité pour continuer à produire une alimentation de qualité, protéger des ressources naturelles, préserver des paysages, protéger la biodiversité ou encore lutter contre le changement climatique. Et performance, pour que l’agriculture européenne, dans sa diversité, retrouve de la croissance et une capacité à se structurer en phase avec toutes les demandes, à dégager de la valeur ajoutée et obtenir qu’elle soit équitablement répartie.

La PAC au cœur du projet européen
FNSEA et JA ont choisi de faire du sujet européen un chapitre entier de leur projet dans le cadre de cette campagne électorale pour les Chambres d’Agriculture.
À travers les propos de leurs président(e)s, ils disent ce qu’ils veulent et affirment vouloir tout faire pour y parvenir. «Nous voulons une Europe qui soit porteuse d’une ambition claire, qui soit proche des citoyens, qui soit solidaire, qui soit harmonisée sur tous les plans…  Nous voulons qu’elle retrouve du sens». Ils poursuivent : «Nous savons que le défi est grand et que pour le relever il faudra sans doute passer par une réforme de sa gouvernance, par un budget renforcé et indépendant des contributions nationales». Et pour «réveiller le projet européen», les deux syndicats affirment que «la PAC a un très grand rôle à jouer pour conforter cette ambition», et que cette PAC doit être «structurante, comprise et validée par les agriculteurs comme par les citoyens».
Source FNSEA/JA

FNSEA et JA revendiquent

FNSEA et JA sont attachés à une politique agricole réellement commune,
Ils appellent l’Europe à fixer des objectifs clairs et lisibles à la PAC et à la doter d’un budget à la hauteur des attentes des agriculteurs,
Ils demandent une PAC qui oriente, qui structure, qui stabilise et qui protège,
Ils appellent d’urgence à une harmonisation des politiques fiscales, sociales et environnementales de chaque État,
Ils exigent des règles uniques dans un marché unique et dénoncent des distorsions inacceptables,
Ils attendent des simplifications car les contraintes freinent le dynamisme,
Ils veulent une PAC qui favorise la recherche et l’innovation,
Ils demandent une PAC ambitieuse qui préserve des agriculteurs actifs et professionnels nombreux, et favorise le renouvellement des générations,
Ils attendent une cohérence entre les échelons de mise en oeuvre : européen, national et régional…

D’après FNSEA/JA

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