Aller au contenu principal

"Pour continuer à nourrir la France, nous avons besoin d'être rémunérés"

Dans un communiqué, les éleveurs du grand Massif central alertent "sans garanties d'un prix rémunérateur pour nos animaux, nous serons dans l'obligation de les conserver sur nos exploitations..."

Le grand Massif central, berceau des races à viande.
Le grand Massif central, berceau des races à viande.
© AP

"Nous, les Eleveurs du Grand Massif Central, sommes pleinement engagés auprès des consommateurs pour continuer à les approvisionner en viandes de qualité, issues d'un modèle d'élevage familial et à taille humaine, à l'origine de nombreux services rendus aux territoires et à l'environnement.

Comme le Ministre de l'Agriculture l'a souligné, sans notre travail quotidien, sur nos exploitations, « aucune matière première, aucun produit transformé, aucun aliment ne peut parvenir dans l'assiette des français. ». Cependant, l'attitude irresponsable des acteurs de l'aval de la filière viande bovine a provoqué une nouvelle baisse du prix payé aux éleveurs.

Sans garanties d'un prix rémunérateur pour nos animaux, nous serons dans l'obligation de les conserver sur nos exploitations... Ce n'est pas avec légèreté que nous prenons cette décision. Mais comprenez que, nous, Eleveurs du Grand Massif Central, sommes écoeurés du fonctionnement de notre filière et de l'attitude des GMS !

Alors que la consommation de viandes bovines se tient, alors que les français veulent continuer à acheter nos produits, le prix payé aux éleveurs reste beaucoup trop bas pour nous permettre de vivre de notre métier. Nous subissons tous une situation exceptionnelle. Nous devons pouvoir compter sur le professionnalisme de toute la filière bovine pour continuer d'assurer l'alimentation de la population.

L'approvisionnement de nos consommateurs en viandes bovines de qualité, en quantité suffisante, ne doit pas se faire au détriment des éleveurs ! Nous demandons donc aux Pouvoirs publics d'être les garants des annonces faites lors des EGA : une rémunération des agriculteurs à leurs coûts de production ! En ce temps de crise, le Ministre de l'Agriculture peut et doit instaurer un prix minimum payé aux éleveurs, et ce, sans aucun coût pour l'Etat ou pour le consommateur. Cette crise ne doit pas être une excuse de plus pour les autres maillons de notre filière de pressurer les éleveurs. La rémunération des éleveurs à hauteur de leurs coûts de production avec l'appui immédiat de l'Etat doit devenir une réalité, même si certains acteurs doivent rogner un peu leur marge. Il en va de l'avenir des éleveurs de bovin de race à viande".

Les plus lus

une urne et des bulletins de vote
Le panorama législatif cantalien se dessine petit à petit

Le dépôt officiel des listes sera bouclé ce dimanche soir en préfecture. En attendant, les binômes se dévoilent peu à peu…

Deux attaques de loup dans le Puy-de-Dôme

Deux attaques de loup ont eu lieu à Perpezat dans le Puy-de-Dôme les nuits du 8 et 9 mai. Elles viennent s'ajouter à celle…

Deux génisses salers croisées au pâturage.
Perles du Massif : pourquoi Jean-Paul Bigard a sollicité la FDSEA du Cantal ?

Jeudi 6 juin, le PDG du groupe Bigard en personne sera à Trizac pour présenter la filière de génisses bouchères “Perle du…

Chassé-croisé de mai, à l'estive de Récusset

La “fête” de l’estive à la Coptasa, c’était cette semaine avec la montée d’une bonne partie des bovins sur les unités de…

Deux personnes attablées en extérieur
Pourquoi leur aventure se poursuivra loin du Cantal ?

Élevage limousin réputé, ferme-auberge et innovations agrotouristiques (tente bulle, food-truck, etc.) auront marqué le…

Hôtellerie-restauration dans le Cantal : début de saison pourri

Début de saison touristique compliqué pour le secteur CHR dans le Cantal, remontés contre l’implantation de chaînes nationales…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière