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Portrait : La Petite Ferme d’Émilie – l’artisanat au service d’une volaille d’exception

Nichée à la lisière de la Corrèze, au lieu-dit La Combarsou sur la commune de Sainte-Féréole, La Petite Ferme d’Émilie est bien plus qu’une exploitation agricole : c’est une histoire de passion, de reconversion et d’engagementpour une volaille de qualité.

Chapons
© La petite ferme d'Emilie

 

Entre poulets Label Rouge, chapons festifs, pintades chaponnées et un atelier ovin, cette ferme familiale allie savoir-faire artisanal, respect du bien-être animal et une commercialisation intelligente, entre coopérative et circuit court.

 

Une reconversion professionnelle au service de la qualité

Émilie, ancienne comptable dans le secteur bancaire, a troqué les chiffres pour le chant des coqs. « Elle ne se plaisait pas dans la finance, où il fallait parfois faire signer des contrats sans toujours répondre aux besoins des clients », raconte Dimitri, son compagnon, employé à la SNCF et partenaire à ses heures perdues.

En 2011, après une formation en BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole), Émilie se lance dans l’élevage de volailles, avec une conviction simple : « Les vaches lui faisaient peur, alors elle a choisi les poules ! »

Aujourd’hui, la ferme élève principalement des poulets Label Rouge, reconnus pour leur cahier des charges exigeant(80 jours minimum d’élevage). Mais Émilie et Dimitri vont plus loin : pour leur vente en circuit court, les volailles sont élevées 110 jours, offrant une viande encore plus savoureuse et mature.

 

Un élevage en plein air, entre bien-être et biosécurité

Les volailles de la ferme profitent d’un élevage en plein air, avec des parcours arborés pour l’ombre et des perchoirspour le jeu. « On leur met même des ballons pour qu’ils s’amusent ! », explique Dimitri.

Les poussins, âgés de moins de 24 heures à leur arrivée, sont d’abord protégés dans des bâtiments chauffés avant de découvrir l’extérieur à 35 jours. Les volailles sont élevées lentement, nourries aux céréales, pour offrir un produit de bonne taille, à la chair ferme et à la saveur unique.

Soucieuse de garantir la qualité de ses produits, Émilie a mis en place un laboratoire sur la ferme et un système d’élevage très raisonné. La biosécurité est une priorité, surtout en période de grippe aviaire : « On désinfecte les roues des camions, on limite les accès, on a rentré les bêtes et on respecte les consignes de l’ARS et du GDS. Il suffit d’un oiseau migrateur pour tout contaminer », précise Dimitri.

 

Entre coopérative et circuit court : un équilibre subtil

80 % de la production est destinée à une coopérative, assurant une commercialisation stable. Le reste est vendu en circuit court : épiceries fines, restaurants, et même La Ruche qui dit Oui

On travaille avec des revendeurs qui valorisent notre travail », souligne Dimitri. « Plus les volailles sont heureuses, mieux c’est ! », résume-t-il.

 

Des défis et des réussites

L’aventure n’a pas été sans embûches : « Au début, on avait les terrains mais il a fallu investir dans les bâtiments, le matériel, le cheptel, le tracteur,… et attendre que les ventes suivent », se souvient Dimitri.

Aujourd’hui, la ferme est autonome et rentable, avec une clientèle fidèle et des produits recherchés, surtout en période de fêtes

La volaille, c’est comme le vin : plus elle est élevée avec soin, plus elle a du goût ! »

 

Une recette pour Noël

Pour les fêtes, Dimitri promet une recette festive à partager avec les clients et à retrouver dans le journal de cette semaine : « Les chapons et pintades, ce sont les stars de Noël ! Même si on n’a plus de poulets en décembre, on a toujours des idées pour régaler les gourmets. »

Contact : La Petite Ferme d’ÉmilieLa Combarsou, 19270 Sainte-Féréole Tél. : 06 27 38 59 01

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