Aller au contenu principal

Portrait : Isabelle Bidet, agricultrice et élue dans l’Allier

À Voussac, dans l’Allier, Isabelle Bidet est exploitante agricole et maire de la commune de 494 habitants. Engagée dans le collectif de longue date, elle brigue un deuxième mandat de maire, avec son équipe municipale, afin de poursuivre la réalisation des projets au service de la population.

Isabelle Bidet, agricultrice et élue à Voussac, dans l'Allier.
Isabelle Bidet, agricultrice et élue à Voussac, dans l'Allier.
© DR

Agricultrice, maire et mère

Isabelle Bidet, en plus de votre mandat de maire, vous êtes exploitante agricole. Dans quel domaine ? 

Isabelle Bidet : Avec mon mari, nous sommes en GAEC depuis 2007, en polyculture élevage charolais, 120 vêlages. 

Nous avons tous deux fait des études agricoles et travaillé en coopérative. 

Lorsque mon beau-père a pris sa retraite, il nous a proposé de reprendre son exploitation. 

Nous avons toujours eu le projet de s’installer. 

En coopérative, nous avions beaucoup de travail, et peu de temps pour nos deux filles, on ne les voyait plus. 

En exploitation, on travaille beaucoup, mais sur place ! Vous êtes dans la stabu et les enfants sont à 200 mètres.

 Vous êtes également maire de Voussac. Qu’est-ce qui vous a motivé pour vous présenter ? 

I.B. : C’était une évidence pour moi : l’envie de prendre part à la vie municipale

Je suis aussi engagée depuis 15 ans en tant qu’administratrice auprès de Cerfrance Terre d’Allier

J’occupe la fonction de trésorière du Conseil d’administration, et je suis présidente de l’antenne régionale Cerfrance Alliance Massif Central depuis deux ans. 

Cet engagement m’a appris à travailler en collectif, ce qui m’a beaucoup servi dans le Conseil municipal

Je connais et comprends ce système de chercher le consensus pour pouvoir prendre des décisions. 

À Voussac, nous sommes onze autour de la table du Conseil municipal

En tant que maire, il faut savoir écouter et puis, prendre des décisions. 

En 2026, vous briguez un second mandat

I.B. : Oui, car j’ai une bonne équipe avec moi. Sur onze conseillers, nous sommes huit à se représenter. 

Si personne n’était reparti, je ne me serais pas représentée. 

Pour ce second mandat, nous connaissons les réalités du terrain, nous voulons terminer les projets commencés.

La question de se représenter s’est posée collectivement, on part en équipe, pas seul. 

Nous sommes tous motivés. On se sent utile, au service des habitants. C’est enrichissant. 

Quels sont les projets en cours de réalisation ? 

I.B. : Nous avons racheté un bâtiment vacant et ouvert une épicerie. Nous poursuivons la redynamisation du bourg.

Et nous voulons sécuriser les abords de la D46, une route à grande circulation entre Montmarault et Saint-Pourçain qui traverse le haut du village

Agricultrice, maire et mère : comment gérez-vous votre temps ? 

I.B. : Ce n’est pas toujours simple. Sur le GAEC, nous avons engagé, avec une exploitation voisine, un salarié à mi-temps. La priorité reste notre exploitation et bien vivre en famille. 

Être élue est un vrai engagement, j’assure un minimum de trois permanences par semaine. 

Mon maître mot, c’est l’organisation : j’anticipe, je m’organise, et il faut aussi savoir déléguer. 

Que pense votre famille de votre fonction d’élue

I.B. : Mon mari et mes filles sont fiers, mais quand le téléphone sonne parfois à 2 heures du matin, c’est moins drôle. 

Je fais attention à ce que ma fonction ne prenne pas le pas sur tout. Je suis maire et je suis agricultrice : je garde les pieds ancrés dans la terre. 

Recommanderiez-vous à vos filles de s’engager dans la vie municipale

I.B. : Oui, pourquoi pas ? À Voussac, j’ai toujours fait partie d’associations, j’étais secrétaire de l’Amicale laïque. 

Une de mes filles est déjà active au sein du club de foot. 

Mes filles m’ont toujours vu m’investir pour faire bouger les choses avec bienveillance et énergie. 

Elles prendront ce chemin ; elles la jouent assez collectif. 

 

Lire aussi : Les agriculteurs parlent aux agriculteurs : Promouvoir les solutions « terrain » face au changement climatique

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière