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Portes-ouvertes : Après 2 ans d’expérience avec un robot : «je ne retournerais pas en salle de traite»

L’installation de traite avec un robot GEA MIone au Gaec de Praclaux à Landos a fait l’objet d’une journée de démonstration jeudi 7 juillet.

Au Gaec de Pratclaux, on est très satisfait de la nouvelle installation 
de traite avec un robot GEA à 2 stations.
Au Gaec de Pratclaux, on est très satisfait de la nouvelle installation
de traite avec un robot GEA à 2 stations.
© HLP

C’était «portes-ouvertes» jeudi dernier au Gaec de Praclaux sur la commune de Landos, où les 4 associés (2 frères Hervé et Jean Bérard, leur maman Régine, et un voisin Jérôme Grasset) et les techniciens de l’entreprise Sas Charles Chapuis, présentaient des outils au service de l’élevage laitier.Depuis 2 ans maintenant la traite des 130 laitières est assurée par un robot de marque GEA type MIone ; un robot avec 2 stations. Cet équipement est spécifique de par son extensibilité. C’est le même bras de pose qui peut servir 1 à 5 box. Ainsi sur cette installation, il sera possible, le cas échéant, de rajouter 1 box si le troupeau s’agrandit, et ce sans changer le système.Le commercial Romain Gourgouillon met aussi en avant les autres atouts de ce type de robot, notamment en terme d’hygiène, puisque tout se fait dans le même gobelet du lavage jusqu’au trempage, en passant bien sûr par la traite. «Ceci limite au maximum les risques de contamination» souligne-t-il. Et de ce fait le robot permet de bons résultats en terme d’hygiène et de qualité.Ce que confirment les éleveurs : «Nous n’avons pas de problème de butyriques. Le robot nous permet un meilleur suivi du troupeau, avec détection des mammites et des chaleurs». Ils ajoutent même : «la production est aussi plus régulière». Ce qu’ils expliquent par une alimentation également plus régulière et sans gaspillage. En effet, les laitières sont en zéro-pâturage. Elles sont nourries au cornadis avec ensilage et foin, et complémentées par de l’aliment VL et du tourteau en stalle de traite.Le zéro-pâturage, s’il est quasi obligatoire avec un robot, était néanmoins un choix pour ce Gaec qui était confronté à des problèmes de gestion des pâturages avec un troupeau important, et aux déplacements des laitières sur une route très fréquentée surtout en été.Autre spécificité du robot GEA MIone, c’est la possibilité d’une prise en main manuelle par l’éleveur ; un plus qui rassure et permet d’intervenir à tout moment si nécessaire.


Suivi du troupeau

Au Gaec de Praclaux, on a revu tout le système laitier et toute l’installation. Un nouveau bâtiment a été construit, accolé au bâtiment existant qui, lui, a été transformé. Les laitières sont dans un système de logettes sur paille avec un couloir d’alimentation. Pour le nettoyage, un racleur automatique GEA se déclenche 8 fois par jour dans les 4 couloirs selon un système de chaînes, en va et vient. «Un système sécurisé, fiable, de faible consommation en énergie…» selon le commercial.L’investissement global de l’installation (nouveau bâtiment, aménagement de l’ancien, barrières, maçonnerie, fosse, robot, racleur) représente 400 000 € ; un investissement sur le long terme pour des agriculteurs qui voulaient se libérer de la contrainte de la traite bi-journalière et optimiser les performances de leur troupeau. Tous les 3 mois, un technicien passe pour vérifier l’installation ; un service pour «un coût forfaitaire de l’ordre de 10 000 € pour les 2 stations soit 10 cts/1 000 l» ont calculé les éleveurs.Aujourd’hui, les vaches affichent une production moyenne de 7 000 à 7 500 l de lait. L’objectif du Gaec est d’arriver à 7 500 l de moyenne et de monter l’effectif de 10 vaches. «Je ne retournerais pas en salle de traite» lance Jean ; avis partagé par les 4 associés.

Suzanne Marion

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