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FNSEA-JA
Plusieurs pistes pour agir en faveur du revenu

Doublement pénalisés par des prix volatils, des marchés très concurrentiels et des coûts de production qui s’envolent, les revenus des paysans sont soumis à des variations. Le réseau FNSEA-JA se mobilise pour agir sur ce revenu.

© S. Leitenberger

Redonner de la valeur au métier, passe selon le syndicalisme FNSEA-JA par la défense d’un revenu suffisant et plus stable. C’est la raison pour laquelle, le réseau défend quatre idées phares : pas de revenu sans prix, pas de revenu sans baisse des charges, la mise en œuvre des outils pour gérer les risques et sécuriser les revenus et redonner de la compétitivité aux filières. Pour la FNSEA et les JA, la défense du revenu passe en effet d'abord par les prix. Ainsi plaident-ils en faveur de la répercussion de l'augmentation des coûts de production sur l’ensemble des filières agro-alimentaires. C'est pourquoi l'accord du 3 mai 2011 qui prévoit la reprise des négociations commerciales en cas de dérapage des coûts de production, doit être « mieux appliqué ». Ceci étant, «un prix, ça se construit» insiste le syndicalisme majoritaire. Aussi se prononce-t-il une nouvelle fois en faveur du renforcement de l'organisation économique de producteurs pour peser davantage dans les négociations avec les industriels et les grandes surfaces.
Charges, contraintes : Stop !
Et il appelle de ses vœux une évolution du droit de la concurrence pour permettre aux agriculteurs de mieux s'organiser, car ce droit « favorise les acteurs en position dominante au détriment des plus faibles ».
Pour assurer le revenu des agriculteurs, pas question non plus d'accroître les charges et les contraintes sanitaires et environnementales qui ont de fortes chances d'aggraver les distorsions de concurrence au sein de l'Union européenne. D'ailleurs, la FNSEA et les JA déplorent le dumping social qui prévaut au sein des vingt-sept et « dans l'attente d'une harmonisation nécessaire, les filières agro-alimentaires ont besoin d'une baisse du coût du travail. Les filières agro-alimentaires ne sont-elles pas «le deuxième em-ployeur de France » avec 3,5 millions d'actifs ?» Avant d'appeler à la mise en place d'outils de gestion de risques tant au niveau collectif « pour pouvoir anticiper la survenue d'aléas économiques, sanitaires ou climatiques », qu'in dividuel pour lisser le revenu et constituer des provisions pour hausse de charges.

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