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Plus que neuf mois pour finir d’affiner et de bonifier l’AOC cantal

Le 1er janvier 2009, l’ensemble des opérateurs de l’AOC devront être identifiés. Une échéance à laquelle le Cif veut sensibiliser plus particulièrement les producteurs.

Michel Lacoste (au centre), entouré de Bruno Clouet (à gauche), Laurent Lours et Jean Vigier.
Michel Lacoste (au centre), entouré de Bruno Clouet (à gauche), Laurent Lours et Jean Vigier.
© P. O.
Qu’il semble loin le temps où l’évocation de l’AOC cantal suscitait, dans la grande famille des appellations, sourires et allusions ironiques tant il avait perdu en crédibilité. Et s’il a fallu 15 ans entre la demande de révision du décret lancée en 1992 et sa concrétisation par la signature d’un nouveau texte le 8 mars 2007, ce temps de maturation, d’affinage pourrait-on dire, semble avoir été plus que bénéfique pour l’ensemble de cette filière, trop souvent habituée par le passé à de stériles querelles. La conférence de presse organisée par le bureau du Cif mercredi dernier a été l’illustration de ce souffle nouveau qui entend porter l’AOC. Une conférence qui fait suite à une discrétion volontaire ces derniers mois, en application du précepte selon lequel on ne communique jamais mieux que quand on a matière à annoncer.

Une filière en ordre de marche

Et pour le coup, l’information essentielle pour l’AOC est l’échéance fixée récemment au 1er janvier 2009 par l’Inao, date à laquelle tous les opérateurs de la filière devront être identifiés. Si cet impératif sera une formalité pour les entreprises, dont la déclaration d’aptitude préexistante sera d’office transformée en habilitation, les producteurs vont eux devoir faire acte de candidature dans l’appellation. Deux cas de figure leur sont proposés : une étape préalable d’identification avant la fin d’année 2008 ou bien un audit externe pour vérifier leur habilitation au 1er janvier 2009, c’est-à-dire leur conformité par rapport aux différents points du décret. Dans tous les cas, “le moment venu, tout le monde devra entrer dans le plan de contrôle”, précise Bruno Clouet, vice-président du Cif. Pour le président Michel Lacoste, cette échéance est primordiale : “Elle traduira la mise en œuvre complète du décret, d’où la volonté du Cif de renforcer la communication en direction des producteurs pour que chacun se positionne en connaissance de cause”.  

Tenir les engagements du décret

Mais pas question pour le bureau du comité “de confondre vitesse et précipitation”. L’enjeu partagé par chacune des trois familles est de revaloriser le prix de vente du fromage et donc du lait d’une AOC “qui arrivait péniblement à rémunérer les éleveurs à hauteur de la moyenne nationale”. Pour M. Lacoste, un retour économique à court terme pour faire face aux coûts d’adaptation au décret est la condition sine qua non à la dynamique de toute la filière. Et si tous se disent confiants sur ce cap à venir, ils insistent sur la nécessité de tenir les engagements pris dans le décret pour asseoir la crédibilité d’une AOC, déjà bien partie pour retrouver ses lettres de noblesse.  

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