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Plus ouverte, l’Upra salers devient le “Groupe salers évolution”

Après son assemblée générale annuelle, l’Upra salers a tenu une assemblée extraordinaire pour présenter à ses adhérents son nouveau nom et ses nouveaux statuts.

La semaine dernière, les membres de l’Upra ont voté la transformation de la structure en organisme de sélection.
La semaine dernière, les membres de l’Upra ont voté la transformation de la structure en organisme de sélection.
© R. S.-A.
“Que les nouveaux statuts de notre organisme de sélection donnent sa vraie dimension à notre race”. Le voeu formulé par le président Michel Tafanel fait suite à la transformation de l’Upra salers en “Groupe salers évolution”. Comme le stipule la loi d’orientation agricole de 2005, les Unités de promotion (Upra) deviennent organismes de sélection (OS), regroupant davantage de structures adhérentes. Plus ouverte donc, la structure raciale entend bien fédérer “tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la race salers”, selon les termes de Bruno Dufayet, premier vice-président. Le changement le plus notable concerne le fonctionnement proprement dit, même si l’Upra avait quelque peu anticipé sur ces douze derniers mois en proposant à ses membres de travailler en commission, suivant divers collèges.

Un pôle regroupant les associations et syndicats

Désormais, il faudra parler de  quatre “pôles”, équilibrés en termes de voix (un membre vaut une voix). Le premier concerne les associations et syndicats d’éleveurs ; il intéresse potentiellement 6 000 agriculteurs, n’étant plus réservés aux 15 % d’éleveurs adhérant au Herd-book salers (HBS). La vingtaine d’associations ou de syndicats recensés en France pourront intégrer ce pôle. Il devrait donc être plus représentatif que l’ancienne formule, a convenu le directeur, Bruno Faure. Selon les statuts, c’est forcément de ce pôle que sera issu le président du Groupe salers évolution, qui devra en outre adhérer au HBS. 

Jusqu'à 65 parts

Le deuxième pôle sera celui des entreprises de sélection et des outils techniques. Avec notamment l’UALC pour la partie  insémination animale, la station (donc le HBS) pour la monte naturelle, et, au niveau des outils techniques, le Contrôle de performance, le Contrôle laitier pour le rameau lait, etc. Les organismes de diffusion et utilisateurs siègeront dans le troisième pôle, celui des exportateurs, des vendeurs de reproducteurs, des coopératives et des négociants. Enfin le quatrième pôle, baptisé “filières et territoire”,  regroupera les abatteurs, les gestionnaires de labels et signes de qualité, l’APCA, mais aussi les collectivités locales qui profitent de l’image valorisante de la race ; même les associations de consommateurs seront sollicitées. La nouvelle structure espère distribuer jusqu’à 65 parts qui seront échangées entre 1 400 et 1 500 euros, selon les estimations du trésorier, Jean-Pierre Chateau. Ces évolutions ont été votées par les “adhérents historiques”, lors d’une assemblée générale extraordinaire, vendredi dernier.  

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