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Contractualisation lait
Plus l’association de producteurs sera forte plus elle sera écouté

Les négociations sont en cours entre Bongrain et l’association de producteurs de la filiale CFVA. Le président de l’association invite tous les producteurs à adhérer.

Le conseil d'administration de l'association des producteurs de lait CFVA.
Le conseil d'administration de l'association des producteurs de lait CFVA.
© V. Gruber

Créée le 2 septembre dernier, l’association des producteurs de lait de la CFVA (Compagnie Fromagère de la Vallée de l’Ance), filiale du groupe Bongrain, négocie en ce moment même le contrat écrit qui devra être signé entre chaque producteur et leur acheteur (voir encadré ci-dessous).

Frédéric Pélisse, le président de cette association de producteurs et son conseil d’administration ont organisé le 30 novembre dernier, une conférence de presse à Beaulieu dans le but de présenter leur structure et de faire un point sur l’avancée des négociations en cours avec le groupe Bongrain.

Adhésion obligatoire pour bénéficier du contrat négocié

Une première ébauche de contrat avait déjà été envoyée par Bongrain à tous les producteurs de la CFVA en début de campagne laitière ; un contrat que la profession conseillait de ne pas signer sans que n’aient eu lieu les négociations.

Quelques jours après la création de l’association de producteurs de la CFVA, tous les producteurs ont reçu un courrier d’adhésion accompagné d’un mandat de négociation et d’un appel de cotisation de 20 euros. Frédéric Pélisse s’explique : «Les producteurs qui adhèrent à notre structure doivent obligatoirement donner leur mandat de négociation à l’association pour qu’elle puisse assurer cette négociation». Quant à l’appel de cotisation, il sert à couvrir les frais de déplacements des responsables de l’association (notamment pour les négociations qui se déroulent à Paris) ainsi que les frais d’envoi de courriers.

«Les producteurs doivent comprendre que seuls ceux qui seront adhérents de l’association de producteurs pourront signer le contrat négocié. Les non adhérents signeront le contrat individuel fourni par Bongrain» souligne Frédéric Pélisse.

A ce jour, l’association de producteurs de la CFVA rassemble 190 adhérents qui représentent 45 millions de litres de lait sur un volume total produit par la CFVA de 70 millions de litres. Frédéric Pélisse et son conseil d’administration encouragent tous les éleveurs n’ayant pas encore adhéré à le faire le plus rapidement possible, d’ici Noël. «Plus le volume de lait représenté par notre association sera important, plus l’association sera écoutée dans les négociations du contrat. L’association a été conçue pour défendre les intérêts des producteurs de lait de la CFVA et à plus court terme elle est chargée de la négociation des contrats» affirme Frédéric Pélisse.

Une association asyndicale et apolitique

L’association est ouverte à tous les producteurs : «elle représente tous les producteurs, quelle que soit leur appartenance syndicale ou politique» atteste son président.

Les négociations entre le groupe Bongrain et les 12 associations de producteurs qui émanent des différentes filiales du groupe, se passent plutôt bien à l’heure actuelle. «Les discussions se déroulent dans un excellent climat. Je suis plutôt optimiste pour la suite des échanges» confie Frédéric Pélisse.

Contrat-cadre et contrat d’application

Les négociations entre le groupe Bongrain et ses filiales (comme la CFVA) se déroulent en deux temps.

 

Première étape

Le premier cycle de négociations se passe au niveau national, à Paris, en présence des présidents des associations de producteurs des filiales Bongrain, du directeur des approvisionnements laitiers (Daniel Chevreul), d’un juriste et des directeurs de deux filiales. A ce jour, deux réunions sont encore programmées, celles du 21 décembre et du 10 janvier 2012.

«Dans le cadre de ces négociations, est élaboré un contrat-cadre qui sera commun à l’ensemble des producteurs Bongrain en France».

 

Deuxième étape

Dans un second temps, c’est chaque association de producteurs qui négociera localement avec sa filiale pour la mise en place d’un contrat d’application.

En clair, «le contrat-cadre sera signé entre l’association de producteurs et la filiale de Bongrain (donc la CFVA) et le contrat d’application sera signé par le producteur et la laiterie» explique Frédéric Pélisse.

V.G.

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