Aller au contenu principal

Plus d’outils de sécurisation économique

Face à l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des aléas climatiques dans un contexte dans un contexte de prix mondiaux très volatils, la FNSEA a entamé un chantier sur la sécurisation économique des exploitations.

La fréquence des aléas met en péril le système assurantiel actuel.
La fréquence des aléas met en péril le système assurantiel actuel.
© Jérôme Chabanne

Le travail sur la sécurisation des exploitations face aux risques climatiques et économiques mobilise les acteurs du monde agricole. À l’occasion de son congrès à Saint-Étienne, la FNSEA a organisé une table-ronde pour faire le point sur les outils assurantiels et fiscaux qui se développent. Principal chantier auquel s’est attelée la profession, la mise au point d’un contrat d’assurance socle devant répondre aux objectifs suivants : « Permettre à l’agriculteur sinistré de recommencer son activité, une mutualisation la plus large possible et une offre de base avec un système optionnel », a rappelé Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA. Le but est d’intéresser le maximum d’agriculteurs, ceux qui ne sont pas encore assurés avec un contrat de base plus accessible et ceux qui le sont déjà, en proposant des options complémentaires. La grande difficulté dans la mise en place de ce type de contrat reste la définition des coûts de production, mais « on a les ingrédients pour démarrer le dispositif en 2016 », ajoute Joël Limouzin. Du côté des assureurs, les choses évoluent, d’autant plus que les aléas de plus en plus fréquents mettent en péril le système actuel. François Schmitt, président délégué de Groupama, en témoigne : « En 2013, le groupe a indemnisé 290 millions d’euros, davantage que les 240 millions de primes encaissées. » Groupama travaille à un contrat de base, 15 à 20 % moins cher pour intéresser un maximum de personnes, avec deux niveaux de couverture optionnels, plus complet et plus onéreux. Le système sera opérationnel pour les récoltes 2016, soit dès l’automne 2015 pour les grandes cultures, à la fin de l’année pour l’arboriculture et la viticulture et au printemps pour les prairies. Sur ces dernières, le contrat nécessite la mise au point d’un indice pour l’indemnisation, l’évaluation de chaque prairie au cas par cas étant beaucoup trop coûteuse.

La suite dans le Réveil Lozère, page11, édition du 30 avril 2015.

Les plus lus

producteur de fromages dans une cave qui présente une fourme de salers AOP
Pas de vaches au Salon, mais les fromages du Gaec Troupel en concours

À Loubéjac de Carlat, le Gaec Troupel perpétue une tradition fromagère familiale en salers et cantal fermier, vieille  de…

grille à bétail
La grille à bétail, un nouveau dispositif breveté

Éleveur à Saint-Priest-en-Murat, Antoine Monce a inventé un système efficace pour retenir ses vaches sur leur pâturage. Cette…

Une jeune femme accroupie devant des aubracs au cornadis porte un gilet Chambre d'agriculture du Cantal
Maëva conseille une cinquantaine de fermes

À 22 ans, Maëva Dollé-Roullier a troqué son rêve de devenir vétérinaire contre celui  de conseillère en élevage bovin…

Limagrain construit le plus grand magasin de semences d'Europe à Ennezat

Annie Genevard a posé aux côtés de Sébastien Vidal, président de Limagrain, la première pierre du projet Athenza, doté de 200…

Des brunes au pré
Lait : Le prix fond comme neige au soleil

En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’…

Latuka Maituku, Aurillac pour port d’attache

Après avoir fait les belles heures du Stade aurillacois auquel il est toujours resté fidèle, l’ex troisième ligne Latuka…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière