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Plus de 256 millions d'euros pour le développement et la transition du Massif central

Parlement de la montagne, les cinq comités de massifs disposent de moyens spécifiques qui bénéficient notamment à l'agriculture. Le point sur les dispositifs dans le Massif central alors que la nouvelle convention de massif courant jusqu'en 2027 vient d'être signée à Tulle.

La signature de la convention interrégionale du Massif central s’est déroulée en Corrèze en présence notamment de Brice Hortefeux, co-président du Comité de Massif et de Pascal Mailhos, préfet coordonnateur du Massif central (au premier plan).
La signature de la convention interrégionale du Massif central s’est déroulée en Corrèze en présence notamment de Brice Hortefeux, co-président du Comité de Massif et de Pascal Mailhos, préfet coordonnateur du Massif central (au premier plan).
© SC

La loi montagne de 1985, modifiée en 2016, a doté les cinq massifs de montagne français (Alpes, Jura, Massif central, Pyrénées, Vosges), de moyens pour un développement équitable et durable : des comités de massif (un par massif), représentant l'ensemble des acteurs du massif et définissant les objectifs et les actions à mener pour le développement, l'aménagement et la protection du massif ; des financements spécifiques de l'Europe, de l'État, des Régions et des Départements pour accompagner ce développement. Avec ses 85 000 km² et près de 4 millions d'habitants, le Massif central est le plus grand des cinq massifs métropolitains. Ainsi, l'État, les quatre Conseils régionaux (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), 21 Conseils départementaux du Massif central (Allier, Ardèche, Aude, Aveyron, Cantal, Corrèze, Côte d'Or, Creuse, Gard, Hérault, Loire, Haute-Loire, Lot, Lozère, Nièvre, Puy-de-Dôme, Rhône, Saône-et-Loire, Tarn, Tarn-et-Garonne, Yonne) et EDF Hydro ont signé dernièrement à l'Hôtel du Département de la Corrèze, à Tulle, la Convention Interrégionale du Massif Central pour la période 2021-2027 (CIMAC 2021-2027).

Des fonds en augmentation
Cette convention d'un montant de 216 MEUR, répartis entre l'État (101 MEUR), les Conseils régionaux (95 MEUR), les Conseils départementaux (10 MEUR) et EDF Hydro (10 MEUR), vient compléter le Programme opérationnel FEDER (Fonds Européen pour le Développement Régional) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et ses 40 MEUR dédiés au Massif central. Elle porte ainsi à un total de 256 MEUR, les financements destinés à amorcer des dynamiques interrégionales et accélérer sur la période 2021-2027, les transformations nécessaires au Massif central. Ce montant est en augmentation de plus de 110 MEUR par rapport à la période 2014-2020 durant laquelle plus de 1 400 projets ont été financés. « Cette convention permet de soutenir des projets ambitieux et porteurs de changement, répondant aux priorités du Massif central : préserver et valoriser nos ressources naturelles, dynamiser nos filières économiques et amplifier l'attractivité de nos territoires. Parmi les atouts du Massif central, trois constituent une opportunité majeure de se démarquer : une présence très importante de prairies et de forêt en faisant un puits de carbone majeur pour l'hexagone ; une attractivité touristique nouvelle que le changement climatique va encore accentuer ; une dynamique à l'oeuvre des acteurs du territoire pour inventer et expérimenter les nouvelles mobilités rurales », rappelle Paul Henry Dupuy, le commissaire de Massif. À titre d'exemple et dans le cadre du plan national Avenir Montagnes, plus de 100 projets structurants d'investissement dans le domaine du tourisme durable, seront financés dans le Massif central, d'ici fin 2023, à hauteur de 83 MEUR à parité État-Régions. En matière agricole, là-aussi, la convention de Massif joue un rôle d'effet levier pour de nombreux projets. Pour la période 2021-2027, priorité sera donnée à la structuration des filières (agriculture, bois construction, pierre et textile/cuir/laine) à partir de sources d'approvisionnement de proximité et en favorisant les passerelles entre les filières, dans une logique de décloisonnement et de développement territorial.

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