Aller au contenu principal

Plus de 1000 éleveurs cantaliens qualifiés en IBR

Le nombre d’éleveurs certifiés “indemnes d’IBR” progresse, mais ils sont encore minoritaires.

Philippe Dracon, diplômé de l’Isara de Lyon, a rejoint le GDS en juillet dernier.
Philippe Dracon, diplômé de l’Isara de Lyon, a rejoint le GDS en juillet dernier.
© P. O.
Certes, l’IBR (rhinotrachéïte infectieuse bovine) présente de rares cas cliniques, contrairement à la désormais tristement fameuse fièvre catarrhale. Certes, aucun État n’impose encore un statut indemne officiel aux animaux importés. Pour autant, la qualification IBR revêt un vrai enjeu commercial pour les éleveurs. Dans le Cantal, ils sont désormais 20 %, soit 1 065 éleveurs bovins, à avoir pris les devants en sollicitant et obtenant leur certification de cheptel indemnisé IBR. Soit parce qu’ils escomptent une plus-value commerciale de ce fait ou un accès à certains marchés, soit parce qu’il s’agit d’éleveurs habitués des rings des concours, des rassemblements, ou encore de propriétaires d’animaux d’élevage. La qualification n’est donc pas réservée aux seuls sélectionneurs ou producteurs de génétique de la branche allaitante : elle concerne tout autant les éleveurs laitiers, adhérents par exemple à une charte qualité.

Bien mais peut mieux faire

La progression enregistrée ces dernières années (+ 20 % de cheptels sous appellation IBR entre 2007 et 2008, + 29 % l’année précédente...) doit d’abord beaucoup à la mise en place d’une prophylaxie obligatoire. Mais selon Philippe Dracon, ingénieur au GDS en charge de cette certification, certains éleveurs, préoccupés du statut sanitaire de leur cheptel, pourraient aussi être tentés d’anticiper d’éventuelles obligations futures. Et si comme Francis Baraillé, directeur du Groupement de défense sanitaire, il se réjouit de cette forte évolution, il tient à rappeler que les marges de progrès sont encore importantes, en comparaison “des 95 % d’exploitations qualifiées en Bretagne”. 

Une démarche accompagnée

Le GDS, qui assure l’animation du schéma territorial de certification (“animateur mais pas décideur”, souligne Francis Baraillé), tient donc à sensibiliser et convaincre davantage encore d’éleveurs à franchir le cap de la qualification. D’autant que le coût de la démarche est faible (25 euros de cotisation annuelle) et la procédure relativement simple. La qualification suppose deux analyses sur l’ensemble du cheptel (animaux de plus de deux ans), espacées de trois à 15 mois. Si les résultats s’avèrent négatifs et que les animaux ne sont pas vaccinés, l’élevage est éligible à une qualification IBR A “cheptel indemne d’IBR”. En cas d’animaux vaccinés, une qualification intermédiaire, IBR B, est appliquée “avec l’objectif d’accéder à la qualification A”. Par ailleurs Philippe Dracon rappelle que tous les animaux introduits sur l’exploitation doivent être contôlés vis-à-vis de l’IBR, y compris les veaux naissants, et que les animaux non issus d’un élevage certifié doivent faire l’objet d’un second contrôle un à deux mois après la prise de sang d’achat. 

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

groupe de personnes devant une retenue collinaire d'eau
La FDSEA et les JA ont convaincu le préfet de l’intérêt des réserves d’eau collinaires

En visite à Quézac, le préfet du Cantal s’est dit favorable aux réserves d’eau, devant l’installation d’une exploitation qui…

Théo Mialon, éleveur à Moissat, aux côtés de Viking, un taureau qui devrait partir en concours dès septembre 2026.
Installation : Théo Mialon, l'élevage charolais en héritage

À seulement 24 ans, Théo Mialon a déjà tout d’un agriculteur accompli. Installé depuis novembre 2022 sur l’exploitation…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

Lionel Chauvin, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, et Marie-Anne Marchis, Vice-présidente en charge du tourisme, des Grands Sites et de l'UNESCO, ont inauguré l’Échappée volcanique, le nouvel itinéraire de cyclotourisme
L'Échappée volcanique : le nouvel itinéraire vélo de 110 km dans la Chaîne des Puys

Cet été, le Département du Puy-de-Dôme invite les amateurs de cyclotourisme à découvrir l’Échappée volcanique, un itinéraire…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière