Aller au contenu principal

« Pimp my matériel agricole »

Pour adapter ses outils à ses désirs et à l’activité la plus rentable de la ferme, le maraîchage, André Roesch bricole depuis son installation.

Pour adapter ses outils à ses désirs et à l’activité la plus rentable de la ferme, le maraîchage, André Roesch bricole depuis son installation.
Pour adapter ses outils à ses désirs et à l’activité la plus rentable de la ferme, le maraîchage, André Roesch bricole depuis son installation.
© Ilona Bonjean

« Le plus important a été créé aujourd’hui. Reste à entretenir le parc de matériel et ça, mes fils savent faire. Ils ont appris. Ils bricolent mais ils sont moins inventifs que moi », cadre André Roesch, à l’aube de la retraite. Le maraîcher et céréalier de Breitenheim, un hameau du centre Alsace, va bientôt transmettre son exploitation à ses aînés, Baptiste, 26 ans, et Jean-Thomas, 25 ans, actuellement salariés. Il aura customisé, près de quarante années durant, toutes les machines agricoles et outils qu’il aura eus entre les mains, principalement achetés d’occasion. André Roesch récupère tout : « Ça peut toujours servir ». Baptiste est sidéré mais admet que son père a raison sur ce point. « La seule fois où on a jeté une broyeuse à pommes de terre, on en a eu besoin juste après et on a dû s’en procurer une nouvelle », se souvient-il.

Un homme curieux
Sous le grand hangar, André Roesch a posé à droite les racks avec les outils traînés, « pimpés »*, et à gauche la poinçonneuse, la scie à cloche, la perceuse à colonne, la ponceuse à bande fixe, le poste à souder, etc. Au milieu de l’atelier trône une charpente métallique « home made » (faite maison), qui a été galvanisée à Baccarat. C’est la structure du futur poulailler mobile que les Roesch sont en train de construire et qui permettra de sortir les volailles. « J’aurais pu investir dans un poulailler mobile de marque mais, pour le prix d’un, j’en fabrique deux », relève André Roesch qui pense aussi que le sien tiendra plus longtemps. Il a commencé à réfléchir à ce projet durant l’hiver 2020, mais ne s’est lancé dans sa réalisation qu’au printemps. « La gestation d’un projet est souvent longue. J’ai mon idée en tête. Je l’améliore, la peaufine. Je suis curieux de nature. Je visite beaucoup d’autres exploitations. Je regarde ailleurs. C’est comme ça que mûrissent mes projets », explique André Roesch.

Rédaction Réussir

Les plus lus

FDSEA, JA et Chambre d’agriculture claquent la porte de la CDOA de la Creuse

Face à un plan CASI jugé « médiocre, hors sol et totalement à côté de la plaque », les représentants de la FDSEA,…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière