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Photovoltaïque : pour une maîtrise des coûts de l’électricité sur l'exploitation

Pour maîtriser sa facture d’électricité, le Gaec Cussac La Chaumette s’est converti au photovoltaïque et au chauffe-eau solaire optimisant l’ensemble des toitures de son exploitation près de Saint-Flour.

Nicolas Cussac sur son exploitation.
Pour Nicolas Cussac, le photovotaïque doit permettre de maitriser le coût de l'électricité sur l'exploitation
© B.Parret

Quand la facture explose

 
À la périphérie de Saint-Flour, les trois associés du Gaec Cussac La Chaumette ont l’habitude de bien maîtriser les différents éléments de leur exploitation laitière : production, fourrages, rations... En 2020, la hausse subite du prix de l’électricité a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion de l’énergie. “Nous avions encaissé 1 000 euros de hausse mensuelle malgré le fait de négocier déjà avec un courtier en énergie”, se souvient Nicolas Cussac, associé avec son frère Jean-François et sa belle-sœur Anne-Sophie. La pilule est difficile à avaler dans un contexte de recherche de rentabilité par la réduction des charges. Pour le Gaec, le poste “électricité” est loin d’être négligeable avec la production de 650 000 litres de lait par an dont un tiers transformé en fromage sur la ferme, une fromagerie avec quatre groupes “froid”, une usine d’aliments, une unité de séchage en grange et un broyeur à lisier, sans oublier une importante consommation d’eau. 


Circonstances pour franchir le pas


“Malgré une centrale de 19 kWc réalisée il y a une quinzaine d’années, nous avions pris du retard sur un potentiel projet de production d’électricité”, reconnaît Nicolas Cussac. La hausse du tarif et la construction d’un nouveau bâtiment ont décidé les trois associés à franchir le pas il y a deux ans. Toute la surface de toiture a été optimisée laissant seulement l’espace nécessaire à l’éclairage intérieur des bâtiments. Plusieurs éléments se conjuguent. Il y a tout d’abord une première centrale de 330 kWc destinée à couvrir l’autoconsommation. Les contrats sont établis pour 20 ans. Les besoins sont de 78 kWc, le reste étant revendu. L’idée d’un tel écart est aussi d’anticiper avec la possibilité offerte de transformer par exemple 100 % du lait sur place. Ce qui n’est pas consommé est revendu. 
Une deuxième centrale a été installée sur le bâtiment de séchage du foin pour une puissance supplémentaire de 170 kWc, en vente directe cette fois-ci. Pour compléter le dispositif, cette toiture est aussi équipée d’un chauffe-eau solaire situé sous les panneaux photovoltaïques. Le tout est intégré dans la toiture et une partie de la chaleur est ventilée vers l’espace de séchage du foin. On joue ainsi sur des économies d’énergie supplémentaires en gagnant 5 % de rendement par an sur le séchage. 


Priorité à l’autoconsommation

 
Objectif de diviser la facture d’électricité par quatre ou cinq"

“Tout sera opérationnel à l’automne avec un objectif de diviser la facture d’électricité par quatre ou cinq et arriver rapidement à un retour sur investissement”, mise Nicolas Cussac pour qui la priorité est l’autoconsommation afin de limiter le plus possible la fluctuation des tarifs. La revente est un plus. D’ailleurs aucun bâtiment n’a été réalisé à des fins simplement d’installation de photovoltaïque. Et l’agriculteur sanflorain de poursuivre : “Il nous faudra au moins une année de recul pour connaître le résultat précis en termes de production et d’économie financières.” 
Le Gaec a supporté l’ensemble de l’investissement hormis pour le raccordement au transformateur avec une aide de l’État de 100 000 euros couvrant 50 % de la dépense. 
Un enjeu serait aussi d’étudier les capacités de stockage pour couvrir les besoins toute l’année en période de faible production, comme en hiver par exemple.

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