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Économie
Philippe Chalmin pointe les marges de la grande distribution

Observatoire des prix et des marges.

Dans son premier rapport sur la formation des prix et des marges dans les filières agroalimentaires, le président de l’Observatoire des prix et des marges, Philippe Chalmin, soupçonne les grandes surfaces d’avoir augmenté leurs marges brutes au cours des dix dernières années sans donner de réelles explications.

« La marge brute de la grande distribution apparaît importante ».
Tout en restant prudent sur le caractère normal ou anormal, le président de l’Observatoire des prix et des marges, Philippe Chalmin, considère que la grande distribution a plutôt accru ses marges au cours des dix dernières années. Certes, le président ne porte pas de jugement de valeur, « c’est un constat » précise-t-il mais il reproche néanmoins à la grande distribution de ne pas avoir joué le jeu pendant les travaux qu’il a conduit depuis six mois. « J’ai observé une grande discrétion de la grande distribution, beaucoup d’enseignes n’étant ni présentes, ni représentés ». Aussi les conclusions ne portent que sur les marges brutes et non sur les marges nettes. Reconnaissant in fine que c’était le secteur « où nous avons le plus de clarification à faire dans les mois à venir ». A savoir parvenir aux marges nettes.

Ceci étant, le rapport est allé un peu plus loin que le précédent sur la viande bovine, au mois de janvier dernier. A l’époque, le président de l’Observatoire était arrivé à la conclusion que l’augmentation des marges dans la filière viande (qui agrégeaient celles de transformation et de la distribution) s’expliquait à la fois par les coûts induits par la crise de la vache folle et la modification des habitudes alimentaires vers des produits plus élaborés. Les données dont dispose désormais l’Observatoire permettent, sur la période récente, de distinguer la marge brute de l’industrie de celle de la distribution. En moyenne, de juillet 2010 à mars 2011, les marges industrielles et de distribution représentent respectivement 23 % et 29 % du prix au détail de la viande de la « vache moyenne », la valeur de la matière première agricole (qui doit couvrir le coût de production et le revenu de l’éleveur) y contribuant pour 43 %.

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 8 juillet 2011.

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