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Petits animaux : quelle place dans la nouvelle région ?

Outre le bilan de l'année 2014, l'assemblée générale de l'Association régionale de développement des élevages de petits animaux en Limousin (ARDEPAL) a été l'occasion de mettre en perspective les productions limousine, aquitaine et picto-charentaise de lait de chèvre, palmipèdes gras, volailles, fromages fermiers et miel.

© P. Dumont

Le 26 novembre dernier, les membres de l'ARDEPAL ont fait le point sur l'activité des cinq filières « Petits animaux » de la région sur 2014. Une année plutôt bonne même si des disparités existent. En lait de chèvre, la filière peine à remonter la pente après la crise de 2011. Deux signaux sont cependant positifs : des coûts de production en baisse et un prix du lait en hausse de 5 % en 2014. En matière d'animation, outre l'appui technique, des travaux de constitution de références technico-économiques sont menés. Ils ont déjà démontré la relation forte entre la qualité du fourrage et les résultats économiques de l'exploitation. Pour les palmipèdes gras, même si la consommation nationale baisse légèrement, l'année 2014 aura été bonne, les exportations se développant vers l'Asie. En Limousin, filières courte et longue se portent bien, la seconde enregistrant une augmentation du nombre de producteurs. Un des gros chantiers de ces derniers mois a été le passage en cages collectives pour le gavage, obligatoires au 1er janvier 2016. Enfin, comme les années passées, les producteurs déplorent l'éloignement des outils d'abattage générant des frais de transport élevés. Pour leur part, les poulets ont obtenu en 2014 l'homologation de la démarche IGP Périgord, désormais en cours d'instruction au niveau européen. Les attentes vis-à-vis de cette démarche sont fortes puisque la filière, qui manque toujours de producteurs et de poulets, espère ainsi doper le marché du poulet Label rouge. La production de fromages fermiers se maintient, notamment au travers de ces trois démarches collectives : la Feuille du Limousin (chèvre), la Fôte des bergères (brebis) et les Tommes fermières du limousin (brebis, chèvre, vache). Enfin, la section apicole a rappelé que le marché du miel était porteur avec une hausse du prix de 60 % en trois ans. La région Limousin semble en outre très propice à l'installation en apiculture. Si la saison 2014 a été qualifiée de « désastreuse », celle de 2015 sera apparemment exceptionnelle. Pour développer la production, aujourd'hui devenue très technique, la section réclame plus d'accompagnement et de formations. Concernant les aides aux filières, des précisions sont intervenues depuis la dernière assemblée générale, notamment sur les contrats d'actions collectives. Au nombre de quatre en Limousin (Produits agricoles et alimentaires de qualité, Agro-écologie, Diversification des productions agricoles et Développement de l'agriculture biologique), les premiers projets ont été étudiés fin novembre.

Les petits animaux à l'échelle de la grande région
Les filières Petits animaux, discrètes en Limousin, vont prendre du poids avec le regroupement régional. C'est notamment le cas pour le lait de chèvre et les canards gras. La région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes sera en effet le premier producteur européen de fromage de chèvre et produira à elle seule 56 % des canards gras français. Dans ces deux filières comme dans les autres, le Limousin sera cependant minoritaire. Les premières places sont occupées par l'Aquitaine pour le canard gras et le poulet de chair et par le Poitou-Charentes pour les fromages. La production apicole est plus également répartie. La nouvelle région devrait asseoir des collaborations existant depuis de nombreuses années. Ainsi, l'ARDEPAL adhère déjà à la Fédération régionale des syndicats des éleveurs caprins de Poitou-Charentes (FRESYCA) et la Corrèze à l'Association Régionale des Palmipèdes d'Aquitaine (ARPALM). Pour d'autres, des contacts doivent être pris dans les prochaines semaines pour envisager l'avenir en commun.

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