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Petites et grandes histoires du salon

Le Salon de l’agriculture est l’héritier des comices agricoles du xviiie siècle au cours desquels les cultivateurs d’une région s’associaient et organisaient des concours pour se rencontrer, échanger et développer leurs techniques.

Si un volet agricole existait déjà en 1855 lors de l’exposition universelle, le premier Concours général agricole (CGA) en 1870 constitue le véritable départ, puisque pour la première fois au Palais de l’industrie, des animaux de boucherie, des volailles, des produits laitiers et agricoles ainsi que les machines les plus récentes sont montrés au public. En 1909, le concours évolue pour devenir la Semaine de l’agriculture de Paris. Cette dernière va être suspendue à cause de la Première Guerre mondiale pour ne reprendre qu’en 1923. À cette date, les animaux de boucherie sont définitivement abandonnés au profit des animaux reproducteurs (bovins, ovins, porcins et chiens de berger). En 1925, le CGA s’exporte au Parc des expositions de la porte de Versailles avant de s’interrompre une nouvelle fois avec la Seconde Guerre mondiale. Au début des années 1960, se pose une nouvelle fois la question d’une évolution du concours. Le ministre de l’Agriculture, Edgard Pisani, crée en 1963 le Centre national des expositions et concours agricoles, dont l’objectif est d’assumer la responsabilité des expositions et des concours agricoles. Son rôle ne se limite pas aux concours nationaux mais concerne aussi les concours internationaux dont le Concours général de Paris. Il présente aussi au public les produits du terroir, les techniques agricoles, etc. Il devient en 1964 le Salon international de l’Agriculture, plus ou moins sous la forme que nous connaissons aujourd’hui. Si ce salon attire 300 000 personnes la première année et en 2014 plus de 700 000 personnes, soit une fréquentation multipliée par deux, c’est parce qu’il ne se limite plus aux animaux, produits agricoles, laitiers et machines agricoles. En effet, ce salon est l’occasion d’organiser un concours des produits du terroir, des vins et depuis 2014, des prairies fleuries. Organisé en plusieurs univers (élevages et ses filières, produits gastronomiques, cultures et filières végétales, métiers et services de l’agriculture, etc.) le salon améliore sans cesse son attractivité en se réinventant chaque année.

La suite dans le Réveil Lozère, page 8, édition du 25  février 2016, numéro 1348.

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