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Petite année pour les pommes

Entre gel et sécheresse, les pommes ne sont cette année pas nombreuses sur les arbres lozériens. Pourtant la récolte poursuit son cours comme chez Régis Benoît, installé à Pratlong, sur la commune de Cubière.

Régis Benoît accompagné de son père, Émilien.
Régis Benoît accompagné de son père, Émilien.
© Aurélie Pasquelin

Perché sur son échalas, cette étrange échelle issue de l’assemblage d’un tronc et de barreaux, Régis Benoît récolte les pommes de son verger à la main. « C’est un travail fatigant, confie l’agriculteur. Heureusement, mon frère et mon père viennent m’aider. En tout, nous avons quatre hectares de vergers et nous devons mettre une dizaine de jours pour les récolter. » Ces quatre hectares de vergers, Régis Benoît en a hérité avec l’exploitation familiale. « Ces pommiers, c’est mon père et son père avant lui qui les ont plantés, ajoute l’intéressé. La plupart ont environ soixante-dix ans. » Ces pommiers, qu’ils donnent des Damettes, des rouges de bornes ou des reinettes blanches du Canada, ont su s’adapter au terrain et donnent chaque année des fruits que l’agriculteur transforme en jus de pomme ou commercialise en vente directe.

Deux tiers en moins
« Le sol rocailleux permet aux fruits d’avoir une chair plus ferme », complète Régis Benoît. Si la qualité est au rendez-vous cette année encore, pourtant la qualité fait défaut dans les vergers de l’arboriculteur. Avec quatre à cinq tonnes récoltées cette année au lieu de douze tonnes en temps normal, l’exploitation doit faire face à une perte de deux tiers de sa production annuelle en pommes. La faute à la sécheresse mais aussi et surtout au gel de printemps qui au moment de la floraison a réduit le nombre de fruits valables. « Cela fait moins à ramasser », ironise Régis Benoît.

 

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1429, du 12 octobre 2017, en page 7.

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