Aller au contenu principal

PCAE > Nouveau dispositif de soutien aux investissements : mode d’emploi

Doté d’un budget de 136 millions d’euros en Auvergne, le plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles concerne toutes les filières. Un premier appel à projet vient d’être lancé.

La ferme Auvergne devrait poursuivre son élan de modernisation grâce au plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles.
La ferme Auvergne devrait poursuivre son élan de modernisation grâce au plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles.
© Sophie Chatenet-Giraud

Le nouveau plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricole (PCAE) qui s’étalera sur cinq années entre 2015 et 2020, a pour objectif d’accompagner les agriculteurs auvergnats et leurs structures collectives dans leurs projets d’investissements en leur permettant d’améliorer la performance économique, environnementale et sociale de leurs entreprises.
Ce dispositif doit permettre de préserver la compétitivité des filières agricoles et de leur potentiel de production. Il doit favoriser l’installation et la transmission des exploitations et contribuer à renforcer la diversification des productions. Le PCAE se déclinera en Auvergne sous la forme de deux appels à projet, a priori au rythme de deux par an. Pour 2015, un premier appel à projet a été publié le
4 juin, un second devrait intervenir d’ici la fin de l’année. Le premier appel à projet concerne les projets d’investissements de plus de 30 000 euros, sachant que les projets moins coûteux (entre 10 000 et 30 000 euros) devront être déposés dans le cadre du second appel à projet.
Pour les investissements de 10 à 30 000 euros, le niveau de subvention de base est de 20%, avec des bonifications qui peuvent permettre d’atteindre un maximum de 45%. Pour les investissements de plus de 30 000 euros, le niveau de subvention de base est de 15%, avec des bonifications (voir tableau) qui peuvent permettre d’atteindre un niveau maximum de 65%.

Pour financer quoi ?
Les investissements éligibles peuvent concerner : une construction neuve, une extension d'un bâtiment existant, l'aménagement d'un bâtiment existant (restructuration d'un atelier ou création de places de logement), la rénovation d'un bâtiment existant pour améliorer la performance énergétique et/ou les conditions de travail ou diminuer l'impact environnemental ou l'acquisition d'équipements visant à améliorer la performance énergétique et/ou les conditions de travail et/ou à diminuer l'impact environnemental.
L’éligibilité des projets et les priorités seront établies à partir d’une grille de sélection reposant sur un calcul de points en fonction des caractéristiques des
projets (nouvel installé, zone, production sous SIQO, agroécologie, séchage en grange, filière innovante…). Les projets ayant totalisé un nombre de points inférieur à 85 ne seront pas sélectionnés. Seuls les projets ayant totalisé un nombre de points supérieur ou égal à 85 seront sélectionnés, sans garantie de subvention. Le plafond
des dépenses éligibles pour la période 2015-2020 est plafonné à 250 000 euros par part Gaec dans la limite de trois (transparence Gaec), et à partir du quatrième associé à 100 000 euros. En individuel, le plafond est de 250 000 euros.


Sophie Chatenet

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière