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PCAE : des financements insuffisants

© Stéphane Monnet

La modernisation des exploitations agricoles reste un enjeu majeur pour gagner en compétitivité. Le Conseil régional, à travers le plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), a un rôle essentiel à jouer dans l’accompagnement des agriculteurs.
Le PCAE est un dispositif qui doit servir à améliorer et moderniser les exploitations, or dans un contexte de grande difficulté pour l’ensemble des filières agricoles, il serait regrettable et préjudiciable que certains investissements ne puissent être réalisés, faute de financement suffisant par le Conseil régional.
Pour dénoncer cet état de fait, une délégation de responsables agricoles du Limousin ont rencontré le 1er juin dernier à Limoges, M. Jean-Pierre Raynaud, vice-président du Conseil régional Aquitaine-Limousin Poitou-Charentes, en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de la mer, et de la forêt, et de la montagne, pour exprimer d’une part leur mécontentement et d’autre part l’alerter sur le manque de financement de ces opérations et les conséquences que cela induit pour les agriculteurs concernés.
Alors que l’ancien président du Conseil régional du Limousin, Gérard Vandenbroucke, avait « validé le principe de répondre à toutes demandes et d’abonder si nécessaire les enveloppes, force est de constater que ces engagements n’ont pas été respectés » dénonce la profession agricole.
Avec 4 appels d’offres par an, le montant de l’enveloppe du Limousin s’élève à 2,53 millions d’euros en 2016 auquel les dossiers doivent répondre à une grille de sélection. En 2015, 350 dossiers ont été financés, alors que cette année, pour les 2 premiers dépôts, le Conseil régional enregistre autant de dossiers que l’an passé. Avec 200 points minimum pour être éligible, cela permet tout juste de répondre aux demandes présentées par les jeunes agriculteurs, laissant de côté toutes les autres demandes.
Dénonçant dans le même temps le superflu et la complexité administrative des dossiers, les représentants de la profession agricole ont tout de même obtenu à l’issue de cet entretien la baisse du seuil à 140 points pour rendre éligibles plus de dossiers et demandé au Conseil régional l’abondement des enveloppes pour accompagner tous les projets, accélérer la mise en paiement des dossiers éligibles et travailler rapidement sur la simplification de ce programme.

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