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Pas de reprise sérieuse avant 2022

Les données recueillies par la Banque de France sont des indicateurs fiables de la santé économique des entreprises. Cette année, ils sont tous en berne, ce que confirme la CCIdu Cantal.

En région Auvergne-Rhône-Alpes, une entreprise sur deux accuse une baisse de chiffre d’affaires et un tiers n’affiche qu’une stabilité.
En région Auvergne-Rhône-Alpes, une entreprise sur deux accuse une baisse de chiffre d’affaires et un tiers n’affiche qu’une stabilité.
© RSA

Patatras ! L’an dernier à pareille époque, Christine Labrousse, directrice de la Banque de France dans le Cantal, livrait de bons chiffres de croissance de l’économie locale et surtout des perspectives encourageantes pour 2020. La pandémie mondiale et les mesures prises ont totalement rebattu les cartes et tous les indicateurs - chiffre d’affaires, emploi, prévisions d’investissement - sont à la baisse. Parfois dans des proportions très inquiétantes.  
D’abord parce que dans l’économie mondiale, les États-Unis et surtout la Chine sont repartis plus vite et plus fort que la zone euro. Selon la Banque de France, il ne faut pas s’attendre à retrouver en Europe le PIB(1) de 2019 avant le second semestre 2022. Avec - 8,3 % (l’Insee prévoyait - 9,3 %), la France est parmi les plus touchés au sein de l’Union européenne, juste derrière l’Espagne. Moralité, le taux de chômage, malgré le dispositif d’activité partielle, grimpe à 8,5 % en 2020 et sera vraisemblablement de 10,9 % au 1er semestre 2021 (et sans doute encore de 9,1 % fin 2022...). Parallèlement, si le pouvoir des ménages est à ce jour encore relativement préservé, l’épargne de précaution joue en la défaveur de la consommation. Une donnée à laquelle la région n’échappe pas.

Du "jamais vu depuis la guerre"
Quatre mille deux cents chefs d’entreprises d’Auvergne-Rhône-Alpes (dont une centaine du Cantal), œuvrant dans les secteurs de l’industrie, des services marchands et de la construction, livrent une statistique désastreuse : "Une chute historique de leur chiffre d’affaires, du jamais vu depuis la guerre", résume Christine Labrousse. Dans le détail, le bâtiment a connu un arrêt très brutal en avril mais retrouve depuis novembre un niveau quasi normal. Le pire, ce sont évidemment les activités liées à l’événementiel, les loisirs, la restauration et l’hôtellerie, mais également celles relevant de l’ingénierie et des transports. "L’impact est fort aussi chez les sous-traitants régionaux de filières industrielles déjà fragiles comme l’aéronautique ou l’automobile, notamment en raison de l’export qui chute de 13 %", souligne la directrice de la Banque de France. Si les effectifs sont peu ou prou maintenus, c’est grâce aux aides accordées et au renoncement à l’intérim et aux CDD qui a servi de barrière d’ajustement.

Attentisme
Il n’y a pas que le consommateur qui adopte une posture attentiste. L’investisseur aussi. "L’investissement chez les chefs d’entreprises a connu un repli massif qui se traduit par des reports ou des annulations, pénalisant de nombreuses autres entreprises. D’où un nouveau point de vigilance",  schématise Christine Labrousse. De quoi compliquer aussi les perspectives de redressement, dont les premiers signes sont espérés à la fin de l’année 2021, conséquence de l’effet vaccin... "si un nouveau confinement ne vient pas tout remettre en cause".

(1) Le produit intérieur brut quantifie la valeur totale de la "production de richesse".

 

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