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Parasitisme des bovins, ovins, caprins : le danger caché après la sécheresse

Les strongles digestifs sont les principaux parasites des bovins, ovins et caprins au pâturage. Ils peuvent entraîner une baisse importante des performances techniques et économiques de l’élevage.

La contamination aux strongles digestifs est directement liée au pâturage.
La contamination aux strongles digestifs est directement liée au pâturage.
© HLP

Les strongles digestifs sont des vers ronds qui vivent dans la caillette ou l’intestin des ruminants. Les animaux infestés excrètent des œufs dans leurs fèces. Après éclosion, les larves se développent sur les pâtures et sont ingérées lors du pâturage.

Des parasites présents dans toutes les prairies

Le niveau de contamination dépend des conditions climatiques, de la pression parasitaire des parcelles et de la gestion du pâturage.

Les jeunes animaux sont les plus sensibles car leur immunité est encore incomplète. Les adultes peuvent également être touchés lors de fortes infestations ou lorsque leurs défenses immunitaires sont diminuées.

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Des conséquences parfois discrètes

Les strongles perturbent la digestion et l’absorption des nutriments. Les principaux signes sont un ralentissement de la croissance, une baisse de production (lait ou viande), un amaigrissement, une dégradation de l’état général, un poil ou une laine piquée et, chez les bovins, des diarrhées plus fréquentes.

Traiter mieux plutôt que traiter plus

Le traitement systématique des animaux a favorisé l’apparition de résistances aux antiparasitaires. Aujourd’hui, l’objectif est de traiter uniquement lorsque cela est nécessaire.

Cette approche repose sur plusieurs leviers : rotation des pâtures, limitation du surpâturage, évitement du pâturage très ras où les larves sont les plus nombreuses, et réalisation de coprologies afin d’adapter les traitements au niveau réel d’infestation (voir encadré). Cette stratégie permet de préserver l’efficacité des molécules disponibles tout en limitant les coûts.

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Point de vigilance en Haute-Loire

Lors d’un été sec, le risque parasitaire diminue sans disparaître. Les larves des strongles survivent mal à la dessiccation, mais les animaux peuvent conserver les parasites acquis au printemps. La première pluie après plusieurs semaines de sécheresse constitue en revanche une période critique : elle favorise la remontée des larves sur les pâtures et une reprise rapide des contaminations.

Chez les ovins et les caprins, cette situation peut entraîner une forte augmentation des infestations par Haemonchus contortus, un strongle hématophage responsable d’anémie parfois sévère. La sécheresse favorise également le regroupement des animaux autour des points d’eau, augmentant le risque de coccidiose chez les jeunes.

À l’inverse, le risque de douves reste généralement faible en été avant de réapparaître si l’automne devient humide.

La méthode FAMACHA® : cibler les traitements

Chez les ovins et les caprins, la méthode FAMACHA® permet de repérer les animaux les plus atteints par Haemonchus contortus. Elle consiste à comparer la couleur de la conjonctive de la paupière inférieure à une carte de référence : plus la paupière est pâle, plus l’anémie est importante.

Les traitements peuvent ainsi être réservés aux animaux qui en ont réellement besoin, limitant l’utilisation des antiparasitaires et le développement des résistances. Cette méthode est spécifique des parasites responsables d’anémie et ne remplace pas la coprologie.

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