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PAC : Derrière la stratégie élevage, moins de latitude pour les Etats membres et ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle

Au premier jour du congrès de la Fédération nationale bovine, mercredi 4 février, à Clermont-Ferrand, les éleveurs ont débattu autour de plusieurs sujets dont celui stratégique de la politique agricole commune.

Table ronde sur la PAC au congrès de la Fédération nationale bovine.
© Sophie Chatenet

Politique agricole commune : vers une stratégie élevage

Économiste au sein du think tank libéral Farm Europe, Yves Madre a livré son analyse sur la prochaine PAC pour laquelle la Commission européenne a choisi de bâtir une stratégie élevage. Une avancée certaine, selon lui, « pour redonner des perspectives à un secteur en souffrance. La stratégie élevage doit être l'outil de la cohérence européenne ».

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Brigitte Misonne, de la direction générale de l'agriculture à la Commission européenne, a détaillé les contours de cette stratégie :

« L'élevage est un secteur qui polarise les points de vue. La Commission a souhaité aller au-delà, en mettant en place une série de réunions avec des groupes d'experts des ministères des vingt-sept États membres, des organisations professionnelles, les acteurs du secteur, des ONG. Et d'estimer que la boîte à outils est bonne pour l'élevage grâce aux aides couplées, la gestion des risques, l'innovation, la transition numérique... Ce qu'on a changé, c'est l'architecture et le financement ».

Un politique agricole vraiment commune en matière d'élevage pour demain ?

Sauf qu'en l'état, l'utilisation des outils reste un choix pour chaque État membre. « L'Europe sera-t-elle plus directive à l'avenir ? », a interrogé Dominique Fayel, éleveur dans l'Aveyron et président du groupe viande bovine du Copa-Cogeca. Réponse de Brigitte Misonne : « La stratégie pour l'élevage a pour ambition d'avoir des recommandations au niveau européen qui soient déclinées par États membres ». Autrement dit, moins de subsidiarité pour les États pour conforter la stratégie élevage, qui peut s'apparenter à une opération de reconquête après une décapitalisation sans précédent.

"Le facteur principal de perte de valeur en élevage de bovin viande, ce sont les veaux qui ne naissent plus"

« On a gardé le couplage, mais on est passé à l'UGB. Cette décision, nous ne pouvons pas la mettre sur le dos de Bruxelles, elle est bien le fait d'une décision nationale », a martelé Dominique Fayel. Unanimement, les éleveurs réclament des mesures fortes pour que « l'élevage se maintienne dans les zones où on ne peut pas faire autre chose, en montagne notamment, et remettre de l'élevage là où il a disparu ».

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