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ommuniquer au sein des Gaec : un gage de pérennité

Si la formule Gaec continue de séduire deux jeunes sur trois installés dans le Cantal, la commission Agriculture de groupe veut épauler les associés dans la relation humaine.

Yves le Guay a animé une première journée de formation le 13 novembre : franc succès avec 17 participants.
Yves le Guay a animé une première journée de formation le 13 novembre : franc succès avec 17 participants.
© P. O.

Exception française - une de plus ! - mise en place il y a maintenant près d’un demi-siècle, la formule Gaec - définie juridiquement comme visant à la mise en valeur des exploitations d’agriculteurs associés - a connu un véritable succès : 43 000 sociétés de ce type sont ainsi recensées en France et plus de 60 % des jeunes qui s’installent dans le cadre aidé intègrent un de ces groupements. Une adhésion à cette forme sociétale partagée par les Cantaliens, même si les sociétés ont ici tardé à se mettre en place. On en dénombre 1 380 (dont 875 Gaec), soit près d’une exploitation professionnelle sur trois et un chef d’exploitation cantalien sur deux associé au sein d’une société. Le Gaec, qui permet un partage des responsabilités, des économies de moyens, une plus grande souplesse dans l’organisation du travail... ne serait donc pas loin de la formule idéale. Sauf que, qui dit société, dit relations entre êtres humains. Et c’est là que le bât blesse aujourd’hui. C’est du moins l’avis d’Yves le Guay, consultant formateur et spécialiste de l’agriculture de groupe.

Le dialogue, condition de la réussite

Sollicité par l’Adasea pour animer la première formation “Construire un Gaec”, destinée aux futurs associés, qui vient de s’achever, il n’a pas hésité à parler de souffrances au sein de certains Gaec. “Souvent, les gens ne trouvent pas leur place dans une société, ne sont pas reconnus et trop de groupements éclatent parce que le mal- être d’un ou des associés n’a pu être exprimé”. Et le milieu agricole, taiseux par nature, serait plus propice à ce déficit de dialogue au sein de partenaires de travail, à des objectifs et  règles non définis au sein de la structure sociétale. “Les questions sur l’argent, l’organisation du travail mais aussi les prises de décision sont fondamentales et doivent être abordées avant même la constitution d’un Gaec”, a expliqué cet observateur privilégié du fonctionnement des groupes en agriculture.
Un constat partagé, sans dramatisation, par la commission Agriculture de groupe, constituée de professionnels de la FDSEA, des JA, de la Chambre d’agriculture, et animée par l’Adasea, qui réfléchit depuis plus d’un an sur le moyen d’accompagner les futurs associés et Gaec existants sur ce volet relationnel, gage selon elle de pérennité des groupements. Elle a donc missionné l’Adasea pour développer des formations en ce sens avec l’idée de proposer ces sessions dans le cadre du nouveau parcours à l’installation. Le succès de la première (17 participants pour 15 inscrits) fait dire à l’Adasea que l’attente est réelle sur ce sujet.

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