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Olivia Grégoire choisit le Cantal pour lancer un plan d'aides au commerce rural

La ministre a pris le pouls du commerce rural, itinérant ou sédentaire, avant d'annoncer un plan de soutien pour favoriser tout type de projet pour créer ou maintenir l'activité.

Sur le marché de Maurs, discussion ouverte avec les producteurs, les commerçants et la clientèle, avant de visiter le multiple de Saint-Santin.
Sur le marché de Maurs, discussion ouverte avec les producteurs, les commerçants et la clientèle, avant de visiter le multiple de Saint-Santin.
© R. S.-A.

C réation, reprise, grands ou petits travaux... Le tout nouveau plan du commerce rural est doté de 12 millions d'euros ouverts à des porteurs de projets. "Un porteur de projet, ça peut être un homme, une femme, une famille ou une collectivité, qui ont envie d'investir, d'acheter un fonds de commerce, de rénover, de repeindre, de faire des travaux avant de transmettre...", liste Olivia Grégoire, ministre déléguée au Commerce, à l'Artisanat et aux PME. Elle précise que chaque dossier peut prétendre jusqu'à 80 000 EUR maximum. Mais il va falloir faire vite : le plan, ouvert le
1er mars,  sera clos, dès l'enveloppe consommée. Cette annonce de portée nationale s'est faite jeudi dernier dans le Cantal, lors d'une visite sur le marché de Maurs et au multiple rural de Saint-Santin, "l'Entre-deux" - tenu par un couple venu de région parisienne, intégré de longue date - qui illustre parfaitement la volonté ministérielle.

Sédentaires ou itinérants
"J'ai aussi souhaité que ce dispositif soit étendu au commerce itinérant", précise la ministre, en référence notamment à des jeunes qui ont envie de se lancer avec un investissement plus réduit, dans les marchés, les tournées, ou les food-trucks, "mais qui ont besoin de 15 000 ou 20 000 EUR pour acheter un utilitaire ou pour l'équiper".    
C'est, selon elle, un moyen de retenir ou d'attirer de la jeunesse active dans les campagnes. Les porteurs de projets, sédentaires ou itinérants, doivent remplir un dossier en ligne sur le site de la préfecture ou celui du ministère de l'Économie. "Un dossier vraiment très simple", promet Olivia Grégoire. "On demande simplement : quel est votre projet ? On a même mis un peu d'argent pour aider à la conception du dossier si certains n'y arrivaient pas. C'est au niveau du département que le préfet fera une première présélection, puis moi-même et la ministre des Collectivités territoriales finiront la sélection pour être sûres que ce soit géographiquement équilibré." Une attention particulière sera promise au "dernier commerce du village". "Mais ce n'est pas parce qu'il en reste un que ne sera pas soutenue l'idée d'en avoir un deuxième", affirme la ministre.

Un début
Partant du principe qu'un sédentaire couvre les besoins d'une à deux communes et un itinérant entre huit et dix, l'objectif affiché par le ministère est d'accompagner un millier de communes rurales.
Olivia Grégoire voit ce plan comme une première étape, amenée à en connaître d'autres. Elle l'assure : "La Première ministre, comme le Président, sont bien déterminés à aider le commerce rural."

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