Aller au contenu principal

Dégâts
Objectif : moins de sangliers

En mars dernier, chasseurs et agriculteurs sont parvenus à un accord pour réduire de 20 à 30 % d’ici trois ans les dégâts
causés sur les cultures par la prolifération de certains grands gibiers comme les sangliers.

Les dégâts imputés aux sangliers ont explosé ces dernières années.
Les dégâts imputés aux sangliers ont explosé ces dernières années.
© C. Faure

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) et l’État d’une part, et les représentants des organisations agricoles (FNSEA, JA, APCA, Confédération paysanne et Coordination rurale) d’autre part, ont signé en mars dernier, deux protocoles d’accord sur les « dégâts de gibier », finalisant la concertation entamée il y a deux ans. Perte de rendements agricoles, trésoreries des fédérations de chasse à sec… Ce sujet crispe depuis des années les relations dans les campagnes. Depuis la suppression en 1968 du « droit d’affût » des agriculteurs, leur permettant de tuer les grands gibiers qui s’introduisent sur leurs parcelles, ce sont les fédérations de chasse qui gèrent la régulation et par conséquent l’indemnisation des dégâts. Une charge de plus en plus lourde, notamment en raison de la baisse du nombre de chasseurs dans certaines régions, synonyme de baisse des cotisations, et un fléau de plus en plus grand pour les agriculteurs sur le terrain. En 2022, les chasseurs rapportent avoir pris en charge 77 millions d’euros de dommages, via les fédérations, dont 44 millions versés en indemnisations. Si Madeleine Chaut, agricultrice dans la Loire et responsable de la commission faune sauvage à la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, reconnaît que l’accord est une avancée, elle estime que les départements doivent s’en emparer. « Il y a un cadre global avec un objectif de baisse de 20 à 30% des dégâts par rapport à 2019, qui restera une des pires années en termes de dégâts estimés autour de 30 000 hectares. Chaque département doit utiliser la boite à outils de manière à augmenter les prélèvements de sangliers. On ne veut pas des pansements, on veut réparer la plaie ».

Un million de sangliers ?

Selon les estimations à partir des sangliers tués - 842 000 en 2022, contre 35 000 environ au début des années 1970 -, la France pourrait en compter environ un million. Les raisons de cette explosion démographique ? Un régime alimentaire omnivore qui permet à ces suidés de s’adapter facilement, un taux de reproduction rapide, une survie des petits favorisée par des hivers plus doux en raison du réchauffement climatique. Se sont ajoutées des pratiques de chasse dites « conservatrices », consistant à éviter de tuer les reproducteurs pour développer les populations de grands gibiers, et une tendance à nourrir ces animaux, d’abord pour les éloigner des cultures mais aussi parfois pour les attirer dans des zones de chasse.

 

Les plus lus

Pour les producteurs de lait, l'interprofession doit être une instance de dialogue  sur tous les sujets.
« Les industriels veulent-ils encore faire tourner leur usine avec du lait français ? »

Après la démission du président du Cniel, et alors que les producteurs de la zone Alpes Massif central alertaient depuis…

Nicolas Peny (au centre) a ouvert les portes de son exploitation aux agents de l'OFB en formation.
Les agents de l'OFB ont désormais l'obligation de se former à la découverte de l'agriculture

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA a suivi une formation de trois jours pour en apprendre davantage sur le monde agricole,…

Deux hommes et une femme devant le panneau de l'hostellerie
La famille Rouchet redonne vie à Curebourse

Bien implantés à Aurillac, Mickaël et Audrey Rouchet ont racheté l’hostellerie Saint-Clément, avec l’ambition d’y accueillir…

Une attaque de loup sur brebis et agneau, le 24 octobre dernier à la Tour d’Auvergne, a été confirmée par l’OFB
Une première attaque de loup dans le Puy-de-Dôme

En octobre, 4 nouveaux signalements de constats de prédation avec suspicion de loup ont fait l'objet d'expertise par le…

L'alimentation animale, la clé de performance productive des animaux

Une alimentation adaptée et une gestion optimisée des fourrages participent à garantir les performances du troupeau laitier et…

En présence d’Emmanuel Ferrand, conseiller régional, délégué au fonds Feader, Ludivine et Pierre Lot ont présenté leur exploitation agricole.
Garantir des prêts à l'installation en agriculture, c'est possible en Auvergne-Rhône-Alpes

Ludivine Lot s'est installée aux côtés de son conjoint, Pierre au Breuil dans l'Allier grâce notamment au fonds de garantie…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière